Imposition individuelle : compliquée, injuste, chère !

Le 8 mars 2026, la Suisse votera sur l’imposition individuelle. Présentée comme moderne et équitable, cette réforme cache une réalité beaucoup plus rugueuse : complexité administrative, nouvelles injustices fiscales et explosion des coûts. Derrière le slogan, une machine bureaucratique lourde et inefficace.

Thomas Bläsi
Thomas Bläsi
conseiller national Genève (GE)

Une usine à gaz fiscale
L’imposition individuelle promet la simplicité. Elle produira l’inverse. Aujourd’hui, un couple marié remplit une déclaration. Demain, il en faudra deux. Cela signifie 1,7 million de déclarations supplémentaires par an. Pour les traiter, les cantons devront engager des centaines, voire des milliers de fonctionnaires, investir dans des systèmes informatiques coûteux et revoir l’ensemble des bases de calcul des prestations sociales.

Le patrimoine des époux devra être partagé comme lors d’un divorce : comptes bancaires, biens immobiliers, avoirs de prévoyance. Chaque déclaration deviendra une convention de séparation fiscale. Le résultat est prévisible : davantage d’erreurs, de recours, de contrôles et une administration encore plus lourde. Vingt-et-un cantons sur vingt-six ont d’ailleurs rejeté ce projet, conscients de l’ingérence et du chaos qu’il provoquerait.

Une réforme socialement déséquilibrée
Contrairement au discours officiel, l’imposition individuelle ne profite pas à la majorité. Les grands gagnants seraient quelques couples à double revenu élevé. Les perdants : les familles, les couples mariés avec un seul revenu ou un revenu secondaire modeste, ainsi que la classe moyenne.

Ce projet introduit une nouvelle pénalisation du mariage, au lieu de la corriger simplement. La discrimination fiscale pourrait être supprimée sans bouleverser le système, comme l’ont démontré plusieurs cantons avec le modèle du splitting. Ici, on choisit la voie la plus compliquée, la plus chère et surtout la plus idéologique.

Les coûts ne sont pas théoriques. Ils se chiffrent en milliards et finiront toujours sur la facture des contribuables. Plus de bureaucratie, plus d’impôts, plus d’injustices : voilà le vrai visage de cette réforme.

L’imposition individuelle n’est ni moderne ni équitable. Elle est compliquée, injuste et chère. Le 8 mars 2026, refusons ce monstre administratif et défendons un système fiscal simple, fédéraliste et respectueux des familles. Votons clairement NON.

Thomas Bläsi
Thomas Bläsi
conseiller national Genève (GE)
 
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