La réforme fait beaucoup plus de perdants qu’on ne le pensait jusqu’à présent. Les familles monoparentales seront particulièrement touchées. Mais les couples vivant en concubinage avec un enfant paient eux aussi jusqu’à 66% d’impôts en plus ! Ce projet injuste et antisocial doit être rejeté le 8 mars !

Il est bien connu que les familles traditionnelles seront pénalisées par l’imposition individuelle. On nous promet la fin de la pénalisation du mariage, mais qu’obtiendrons-nous en réalité ? Une nouvelle pénalisation des familles ! Un couple marié avec un enfant et un revenu imposable de 101’000 francs, où l’homme travaille à 100%, paie désormais 216% d’impôts fédéraux en plus ! Cela représente 1’852 francs de moins dans le porte-monnaie.
Mais ce n’est pas tout : Les couples non mariés (concubins) et les parents isolés seront également fortement pénalisés.
Les parents isolés, les plus durement touchés
En effet, tous les parents isolés avec un enfant seront pénalisés, sans exception. Deux exemples :
Une mère célibataire qui dispose d’un revenu imposable de 102’000 francs sera pénalisée par une augmentation de 40.5 % de ses impôts fédéraux, soit 764 francs de plus par an.
Pour un revenu de 150’000 francs, cette augmentation atteindra même 984 francs, ce qui correspond à une hausse d’impôt de près de 40%.
Les couples concubins avec enfant paieront jusqu’à 66% de plus
C’est complètement fou : les formes familiales modernes, que l’on prétend vouloir encourager, seront violemment asphyxiée fiscalement. Les couples non mariés vivant en concubinage et ayant un enfant devront payer jusqu’à 66% d’impôts fédéraux en plus ! Presque aucun couple en concubinage avec enfant n’en profitera, quelle que soit la répartition du travail. Cela correspond-il aux nouvelles images de la famille ? S’agit-il d’une réforme « moderne » ? Non.
Les personnes non mariées avec enfants seront pénalisées parce que les frais de garde ne seront plus transférables, le barème parental pour le revenu le plus élevé sera supprimé et le nouveau barème de l’impôt sur le revenu sera plus progressif. Et les parents isolés sont perdants, car le barème parental ne s’appliquera plus à eux à l’avenir et ils se retrouveront eux aussi dans une tranche d’imposition plus élevée.
L’arbitraire au lieu de la liberté de choix
Nous voyons donc – et les chiffres ne mentent pas – que l’imposition individuelle créera de nombreux nouveaux perdants. Elle est injuste, antisociale et n’est pas non plus « libérale », comme le prétendent ses partisans.
Là encore, laissons parler les faits : un couple marié avec un enfant et un revenu imposable de 101’000 francs ne devra payer que 60 francs d’impôt fédéral direct si les deux travaillent à 50/50. Mais si l’un des deux travaille à 100%, le montant passera soudainement à 2’710 francs. C’est 45x plus !
L’État pénalise donc le choix du modèle familial. Ce n’est pas de la liberté de choix, mais de l’arbitraire. C’est pourquoi il ne peut y avoir qu’une seule réponse le 8 mars : NON à l’imposition individuelle injuste et antisociale.