Le cash, c’est la liberté !

Le 8 mars prochain, le peuple suisse se prononcera sur une question simple, mais fondamentale : voulons-nous garantir l’argent liquide dans notre Constitution ? Pour ma part, la réponse est claire. C’est OUI.

Didier Calame
Didier Calame
conseiller national Les Planchettes (CH) (NE)

L’argent liquide, ce n’est pas un vieux symbole poussiéreux. Ce n’est pas une habitude dépassée que l’on devrait abandonner au nom du progrès. L’argent liquide, c’est la liberté. La liberté d’acheter sans être surveillé. La liberté de donner quelques pièces à son petit-fils. La liberté de payer son pain ou son café sans passer par une application, une carte ou un écran.

Aujourd’hui, le cash recule. Les habitudes changent, c’est vrai. Les paiements par carte ou par téléphone se multiplient. Mais ce n’est pas seulement une évolution naturelle. Les bancomats disparaissent, surtout dans les régions rurales. Certains commerces refusent déjà les paiements en espèces. Petit à petit, on restreint le choix des citoyens. Et demain ?

Demain, si nous ne faisons rien, l’argent liquide pourrait devenir marginal. Puis rare. Puis inexistant. Et avec lui, une part essentielle de notre autonomie.

Monnaie numérique = profilage et traçabilité
L’argent dématérialisé n’est pas neutre. Chaque transaction laisse une trace. Chaque paiement peut être enregistré, analysé, contrôlé. Nous faisons confiance à nos institutions, mais la confiance n’exclut pas la prudence. Inscrire l’argent liquide dans la Constitution, c’est poser une limite claire : en Suisse, le citoyen doit pouvoir payer en espèces. Point final.

On nous dit que le numérique est plus pratique. C’est souvent vrai. Mais la question n’est pas là. Il ne s’agit pas d’opposer carte et cash. Les moyens de paiement modernes ont leur place. Ils facilitent la vie au quotidien. Ils complètent l’argent liquide. Ils ne doivent pas le remplacer.

L’argent liquide protège la base de l’économie
Que se passe-t-il en cas de panne d’électricité ? En cas de cyberattaque ? En cas de dysfonctionnement du réseau ? Le cash, lui, fonctionne toujours. Il ne dépend ni d’un serveur, ni d’un mot de passe, ni d’une batterie.

Et pensons aussi aux personnes âgées, aux familles modestes, à celles et ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas utiliser des outils numériques. Devraient-ils être exclus du système ? En Suisse, nous ne laissons personne de côté. L’argent liquide est aussi une question d’inclusion.

Notre pays est bâti sur la responsabilité individuelle et la confiance envers les citoyens. L’État n’a pas à décider comment nous devons payer. Il doit garantir le cadre, pas imposer un modèle unique.

Cette initiative ne demande rien d’extravagant. Elle ne rejette pas le progrès. Elle demande simplement que l’argent liquide reste disponible, accessible, garanti. Qu’il soit protégé au plus haut niveau de notre ordre juridique.

Le 8 mars, nous avons l’occasion d’envoyer un message clair : en Suisse, la liberté ne se négocie pas. Nous voulons garder le choix. Nous voulons préserver un outil simple, sûr et universel.

Pour notre indépendance. Pour notre sécurité. Pour nos enfants.

Je vous invite à voter OUI à l’initiative populaire en faveur de l’argent liquide.

Didier Calame
Didier Calame
conseiller national Les Planchettes (CH) (NE)
 
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