Protégeons nos emplois !

L’initiative pour la durabilité tombe au bon moment ! Le marché du travail montre déjà des signes inquiétants ; les jeunes peinent à entrer dans la vie professionnelle, tandis que de nombreux travailleurs de plus de 50 ans rencontrent de grandes difficultés à retrouver un emploi après un licenciement.

Yvan Pahud
Yvan Pahud
conseiller national L'Auberson (VD)

Le taux de chômage pour ces deux catégories de la population a bondi de 10% en seulement une année. Cette situation nourrit un sentiment d’insécurité et d’injustice auprès d’une partie croissante de la population.

5 immigrés sur 10 ne travaillent pas du tout !
La réalité économique doit également être regardée en face : parmi les personnes qui arrivent en Suisse, seule une sur deux contribue immédiatement au financement de notre système social, en travaillant, tandis que l’autre moitié représente principalement des coûts supplémentaires pour les assurances sociales, les infrastructures publiques, l’éducation, la santé ou encore les logements.

La pénurie de main d’œuvre qualifiée s’est aggravée malgré l’arrivée d’un million de personnes !
La pénurie dans les soins illustre parfaitement les limites de la politique actuelle. On nous affirme que l’immigration est nécessaire pour combler le manque de personnel soignant. Pourtant, sur 100’000 personnes accueillies, environ 1’000 travaillent dans le domaine des soins. Dans le même temps, l’augmentation de la population entraîne elle-même des besoins supplémentaires : pour 100’000 habitants de plus, il faut environ 2’500 soignants et médecins supplémentaires. C’est le serpent qui se mord la queue !

Payer pour les chômeurs frontaliers ? Non merci !
La question des frontaliers doit également être prise très au sérieux, car leur nombre augmente parallèlement à la croissance de la population en Suisse. Aujourd’hui, la France souhaite faire supporter à notre pays une partie du coût du chômage de ses travailleurs frontaliers. La Suisse compte environ 410’000 frontaliers et près de 43’000 d’entre eux sont actuellement inscrits au chômage. La facture pourrait dépasser 1milliard de francs… Et qui paiera la note ? Les travailleurs suisses, qui verront leurs cotisations chômage augmenter et, par conséquent, leur salaire net diminuer pour financer le chômage des frontaliers. Cette situation montre clairement que la Suisse doit mieux protéger son marché du travail et défendre en priorité ceux qui cotisent et travaillent dans notre pays.

Protégeons la Suisse, votons OUI à l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! »
L’initiative pour la durabilité propose de remettre des limites raisonnables et de redonner à la Suisse la capacité de planifier son avenir de manière durable. Elle vise à préserver nos infrastructures, notre sécurité, notre système social, notre environnement et notre qualité de vie ! Une croissance sans maîtrise n’est pas durable ! Le 14 juin, votons OUI !

Yvan Pahud
Yvan Pahud
conseiller national L'Auberson (VD)
 
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