Un OUI nécessaire à l’initiative SSR, pour un service public moderne

La SSR est un géant sous perfusion d’argent public, un géant dont l’existence peine à se justifier au XXIe Siècle, à l’aire numérique et au temps de l’évolution massive des habitudes de consommation de la population et des jeunes. Il est temps de réformer en profondeur ce système coûteux et dépassé.

Céline Amaudruz
Céline Amaudruz
conseillère nationale Genève (GE)

Chaque année, les ménages et les entreprises suisses versent une redevance obligatoire à Serafe. Au total, ce sont environ 1,4 milliard de francs qui sont prélevés. Sur ce montant, près de 90%, soit environ 1,23 milliard, sont reversés à la SSR et 21 millions servent au fonctionnement de Serafe. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes : nous sommes face à un système massif, coûteux et dépassé.

L’initiative SSR propose de recentrer le service public sur son cœur de mission : l’information, la cohésion nationale et les prestations que le marché ne peut pas fournir seul. Il ne s’agit pas de supprimer toute offre publique, mais de mettre un terme à l’expansion continue d’un groupe médiatique financé par l’impôt, qui concurrence directement les médias privés sur le marché publicitaire et numérique.

Aujourd’hui, la SSR dispose de moyens financiers colossaux garantis par la contrainte légale. Pendant ce temps, les médias privés doivent lutter pour leur survie, innover et s’adapter à un environnement numérique en pleine mutation. Cette distorsion de concurrence fragilise la diversité médiatique que l’on prétend défendre.

Oui à un service public fort et adapté
Dire OUI à l’initiative SSR, c’est défendre une utilisation responsable de l’argent des contribuables. C’est aussi envoyer un signal clair : l’État ne doit pas tout faire, ni tout occuper. Dans un pays fondé sur la liberté et la responsabilité individuelle, il est sain de poser des limites et de redéfinir les priorités.

La Suisse a besoin d’un service public fort dans ses missions essentielles, mais pas d’un géant médiatique qui s’étend sans cesse. Nous devons garantir une information indépendante, pluraliste et de qualité, tout en permettant aux acteurs privés de se développer équitablement.

Réformer la SSR, c’est moderniser notre politique des médias et l’adapter aux réalités actuelles. C’est faire preuve de courage politique et de cohérence budgétaire. Pour une Suisse libre, responsable et respectueuse des contribuables, je vous invite à voter OUI à l’initiative SSR.

Céline Amaudruz
Céline Amaudruz
conseillère nationale Genève (GE)
 
Nous utilisons des cookies pour personnaliser le contenu et les publicités, proposer des fonctionnalités pour les médias sociaux et pour analyser l'accès à notre site. Nous fournissons également des informations sur l'utilisation de notre site Web à nos partenaires des médias sociaux, de la publicité et de l’analyse.Voir les détails Voir les détails
Je suis d'accord