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Agriculture

La nouvelle politique agricole ne tient pas ses promesses

Le message sur la PA30+ est décevant, car il ne renforce pas l’agriculture de production. La Confédération souhaite même aller plus loin dans l’écologisation par le biais du commerce de détail. L’UDC s’oppose notamment à la réduction prévue de l’enveloppe financière.

Aujourd’hui, le Conseil fédéral a présenté le message relatif à la nouvelle politique agricole (PA30+). L’UDC avait au préalable proposé des améliorations concrètes et déposé des interventions qui poursuivaient un objectif clair : renforcer l’agriculture de production et alléger la charge administrative pesant sur les exploitations.

Malheureusement, le message de consultation sur la PA30+ ne tient pas ses promesses. Contrairement à ce qu’affirme le Conseil fédéral, les structures de gestion micro-économiques existantes sont maintenues, ce qui laisse très peu de liberté d’entreprise aux exploitations.

  • L’agriculture de production n’est pas renforcée.
  • La simplification administrative annoncée n’a pas lieu. Au contraire, outre les lois sur la protection des eaux, de l’environnement et des animaux, l’agriculture doit désormais également se conformer à la loi sur la protection de la nature et du patrimoine. Les exigences relatives aux paiements directs s’en trouvent ainsi encore alourdies !
  • Jusqu’à présent, l’agriculture n’était pas soumise à la loi sur le climat et l’innovation (LCI). Désormais, avec la PA30+, des soi-disant « objectifs sectoriels » pour l’agriculture devraient être introduits subrepticement. Concrètement, il s’agit d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 30% d’ici 2030 et de 40% d’ici 2040. L’UDC rejette ces objectifs aussi inutiles que coûteux.
  • Par des voies détournées, nous risquons d’assister à un alourdissement supplémentaire de la bureaucratie écologique. La Confédération souhaite désormais s’immiscer davantage, par le biais de « accords sur les objectifs », dans le commerce de détail et chez les transformateurs. Elle entend ainsi promouvoir la « durabilité dans la chaîne de valeur ». Ne soyons pas dupes : sous le prétexte de la « durabilité », la Confédération veut réduire la production et la consommation de viande.
  • Les conséquences de cette rééducation alimentaire imposée par l’État sont prévisibles : les prix des produits carnés vont augmenter et les consommateurs se tourneront vers d’autres solutions, comme le tourisme d’achat et tout cela au détriment de l’agriculture suisse et de la filière de transformation locale.

Par ailleurs, la Confédération souhaite réduire de 123 millions le cadre financier 2030-2033 destiné à l’agriculture. L’UDC s’oppose catégoriquement à cette réduction, d’autant plus que la Confédération souhaite désormais verser des fonds à des bureaux écologiques dans le cadre de la « promotion de la durabilité ». Au lieu d’aller aux agriculteurs, encore plus d’argent s’enfonce dans l’administration et dans l’industrie écologique.

Encore plus de bureaucratie écologique par des moyens détournés
La nouvelle approche consistant en des « accords d’objectifs » entre la Confédération et le commerce de détail est particulièrement dangereuse. La Confédération veut exercer une influence par le biais du commerce de détail afin de promouvoir la « durabilité dans la chaîne de valeur ». L’objectif est de « réduire l’empreinte écologique ».

Marcel Dettling, président de l’UDC, critique cette démarche : « La Confédération veut la même chose que l’UE : réglementer l’ensemble de la chaîne alimentaire, de la ferme à l’assiette. Les éco-bureaucrates s’y prennent désormais par des moyens détournés, en affirmant « mettre le commerce de détail face à ses responsabilités ». Au bout du compte, il y aura moins de produits carnés dans les rayons, ce qui aura pour conséquence d’augmenter le tourisme d’achat et les importations de l’étranger. On se tire une balle dans le pied. »

Martin Hübscher, conseiller national, président de la commission spécialisée dans l’agriculture de l’UDC Suisse, déclare également : « Il y a quelques points positifs dans la PA30+, comme les exigences simplifiées en matière de biodiversité. Mais dans l’ensemble, la PA30+ telle qu’elle est présentée est décevante. Nous ne sortons pas de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Les agriculteurs ne disposent pas d’une liberté d’entreprise suffisante et nous devons corriger cela. Lors de la consultation, l’UDC continuera à s’engager en faveur d’une agriculture productive et d’une réduction des formalités administratives. »

Motion du groupe UDC 25.4510 : Bien préparés pour l’avenir grâce à une agriculture suisse solide. Décharger, renforcer, approvisionner
Motion du groupe UDC 25.4509 : Réduction drastique de la bureaucratie pour une agriculture forte
Postulat du groupe UDC 25.4508 : Pour une agriculture efficace et autonome. Repenser les instruments d’encouragement

 
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