Depuis plusieurs années, les Suisses voient se multiplier les faits divers qui n’ont malheureusement plus rien d’anecdotique. Cambriolages, violences, trafic de stupéfiants, criminalité organisée transfrontalière : notre pays n’est plus l’îlot de sécurité qu’il était autrefois. Pendant que cette réalité s’impose chaque jour davantage, certains persistent pourtant à vouloir nous rapprocher d’une Union européenne incapable de maîtriser ses frontières. C’est une erreur grave.

Les récents braquages d’armureries en Valais et en Suisse alémanique en sont une illustration inquiétante. À Sion, deux armureries ont été attaquées successivement en l’espace de quelques semaines. Selon les enquêteurs, ces opérations ont été menées par des malfaiteurs venus de France, agissant pour le compte de réseaux criminels organisés. Ce ne sont pas des actes isolés. Ils démontrent que les organisations criminelles profitent de la facilité avec laquelle elles peuvent franchir les frontières pour venir commettre leurs méfaits en Suisse avant de repartir.
Nos forces de l’ordre accomplissent un travail remarquable, mais elles ne peuvent pas, à elles seules, compenser les effets d’un espace européen où les frontières perdent progressivement leur fonction protectrice. Et c’est précisément à ce système que le Conseil fédéral souhaite nous rattacher encore davantage.
Avec l’UE, nous serons moins en sécurité encore
Les défenseurs des soi-disant « Bilatérales III » présentent ce paquet de traités comme une simple adaptation technique de nos relations avec Bruxelles. C’est profondément trompeur. Il s’agit en réalité d’un traité d’adhésion institutionnelle qui soumettrait progressivement la Suisse au droit européen et aux décisions prises à Bruxelles, sans que notre peuple puisse véritablement en reprendre le contrôle.
Cette dépendance aura aussi des conséquences sur notre politique migratoire. Car la question n’est pas seulement économique ; elle touche directement à notre sécurité. Un pays qui ne décide plus pleinement des règles qui s’appliquent sur son territoire perd aussi, progressivement, la maîtrise de ses frontières et de sa politique migratoire.
L’UE subit aussi une crise migratoire historique
L’Union européenne traverse depuis des années une crise migratoire permanente. Des millions de personnes sont entrées sur son territoire sans qu’elle ne parvienne à assurer un contrôle efficace de ses frontières extérieures. Dans de nombreux États membres, les gouvernements peinent désormais à faire face aux conséquences de cette immigration massive : explosion de certaines formes de criminalité, pression sur les finances publiques et sur les assurances sociales, tensions sociales croissantes et remise en cause de l’autorité de l’État.
Pourquoi la Suisse devrait-elle accepter de s’arrimer toujours davantage à un modèle qui montre chaque jour ses limites ? Notre pays doit rester libre de décider qui peut entrer, qui peut séjourner, qui peut travailler et qui doit être renvoyé lorsqu’il ne respecte pas nos lois ou n’a plus le droit de rester. Cette compétence appartient au peuple suisse. Elle ne doit pas être progressivement transférée à des institutions étrangères.
On nous promet un meilleur accès au marché européen. Mais aucun avantage économique ne justifie que nous abandonnions le contrôle de notre législation, de notre politique migratoire et, à terme, d’une partie de notre sécurité.
Le moment venu, les Suisses devront regarder au-delà du slogan marketing des « Bilatérales III ». Derrière cette appellation rassurante se cache un véritable traité de soumission institutionnelle à l’Union européenne. Si nous voulons continuer à décider nous-mêmes de qui entre dans notre pays, des lois qui s’y appliquent et de la manière dont nous protégeons nos citoyens, une seule réponse s’impose : NON au diktat de l’UE !