L’UDC exhorte le Conseil fédéral et le Parlement à renoncer à participer à l’opération NAVFOR Atalanta. L’armée défensive suisse doit se tenir à l’écart des luttes d’influence entre grandes puissances. Sa première mission est la défense nationale.
Une telle « intervention policière internationale » est expressément interdite par la loi militaire actuelle. Selon la Constitution fédérale, l’armée ne peut recevoir de nouvelles missions que par le biais d’une loi soumise au référendum. Si le Parlement approuve la participation à Atalanta tout en refusant de modifier la loi militaire par crainte d’un référendum, il viole la Constitution fédérale.
Si le Parlement soutient ce projet d’engagement sans modifier préalablement la loi, cette décision doit être soumise au référendum facultatif. Il faut que le peuple suisse puisse se prononcer sur une décision d’une aussi grande portée.
L’UDC exige aussi la publication du coût global et effectif de cet engagement inutile (y compris les coûts au niveau des états-majors du DDPS et du DFAE). Il est évident que le montant de 10 millions de francs annoncé par le Conseil fédéral est beaucoup trop bas. Le backoffice à Berne et l’infrastructure nécessaire coûteront certainement plus de 100 millions de francs par an. A une époque où le matériel et les munitions manquent pour les cours de répétition, cette dépense est un affront à l’égard des soldats de milice.
Le détachement de reconnaissance de l’armée 10 (DRA 10), qui a été de toute évidence créé pour ces actions de combat violant la neutralité, est un danger pour l’indépendance de notre pays et un gaspillage énorme d’argent. Il doit être immédiatement supprimé.
L’UDC se bat contre le minage progressif de notre neutralité. Le DFAE doit enfin renoncer à cet activisme déplacé et destructeur. Il n’est pas question que l’armée soit abusée pour satisfaire aux projets de prestige de la ministre des affaires étrangères! La relativisation constante de la neutralité suisse affecte, d’une part, le crédit de la Suisse neutre et, d’autre part, la reconnaissance internationale d’organisations humanitaires comme la Croix-Rouge.
Résolution adoptée par l’assemblée des délégués de l’UDC du 20 juin 2009 à Altstätten (SG).
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