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La Suisse a besoin d’une armée forte

En siégeant au Conseil de sécurité de l’ONU et en renonçant donc à sa neutralité, la Suisse pourrait être impliquée dans des conflits militaires ou être la cible d’extrémistes terroristes. Voilà donc pourquoi l’UDC demande clairement que la Suisse renonce au siège au Conseil de sécurité de l’ONU. La neutralité armée perpétuelle est une composante importante de l’identité suisse.

Ce n’est pas un hasard si notre neutralité bénéficie d’un large soutien auprès de la population et qu’elle a contribué pendant des siècles à la paix et à la cohésion de la Confédération. La Suisse ne prend pas parti dans les conflits internationaux ! La neutralité fait partie de notre tradition et de notre histoire, nous devons nous y tenir. Ce n’est que grâce à la neutralité que la Suisse peut offrir un espace de négociation aux pays impliqués dans divers conflits.

De la nécessité d’agir urgemment en termes de politique de sécurité

Au regard de l’actuelle situation, il est urgent d’agir dans le domaine de la politique de sécurité de la Suisse, en évitant notamment de prendre des décisions politiques risquées et irréfléchies (comme par exemple siéger au Conseil de sécurité de l’ONU) dans le contexte aussi fragile qu’échauffé actuellement.

Parmi les menaces auxquelles la Suisse et son armée sont déjà confrontées ou pourraient l’être dans les heures qui suivent, l’on trouve la collecte discrète d’informations (ex. espionnage industriel), les activités d’influence, les cyberattaques et les menaces latentes d’attentats violents de la part d’extrémistes.

En cas de crise ou de conflit, la Suisse doit être en mesure de se protéger et de se défendre elle-même. En cas d’urgence, il n’est pas possible de compter sur des partenaires ou des alliés qui seraient capables ou désireux de soutenir ou de coopérer (comme le montre la situation complexe du conflit entre la Russie et l’Ukraine). Dès lors, la Suisse a besoin d’une armée de milice capable de remplir ses missions conformément à l’article 58 al. 2 de la Constitution fédérale.

Se basant sur ces missions et compte tenu du spectre total de menaces possibles (y compris un conflit armé), les contingents de personnel et la logistique nécessaires doivent être garantis sur le plan politique. L’état de l’instruction tactique et opérationnelle, qui permet de disposer de la capacité indispensable à l’engagement des armes combinées, doit être vérifié par le biais d’exercices de troupe complets, réguliers et axés sur les menaces les plus dangereuses. En tant que dernière réserve de sécurité du pays, l’armée doit être opérationnelle même après un temps de préparation très court (quelques jours) ; à ce titre, tous les échelons militaires (soldats, cadres, officiers supérieurs d’état-major et direction politique) doivent être régulièrement exercés et évalués dans le cadre de tels exercices complets de troupes, en collaboration avec les partenaires civils du Réseau national de sécurité (RNS).

La perception extérieure de la disponibilité et de la capacité de l’armée est une contribution de base à la défense active de la Suisse. Ce qui est incroyable, c’est que dans notre pays, dans une telle situation d’insécurité, certains cercles de gauche récoltent des signatures contre le remplacement des avions de combat obsolètes de notre flotte. Ce référendum est un pas de plus de la gauche sur le chemin d’une Suisse sans armée. La justification du PS en février 2020 de ne pas autoriser la prolongation de l’utilisation des chars de grenadiers 2000 dans le cadre du Message sur l’armée 2020 est à la fois naïve et dangereuse : « Le temps des batailles de chars et des guerres de mouvement est révolu », écrivait alors le PS. Pourtant, la réalité est tout autre. Aujourd’hui plus que jamais, même les utopistes de gauche devraient s’en rendre compte : la Suisse a besoin d’une armée défensive forte.

La sécurité doit être la priorité absolue de la Conseillère fédérale Viola Amherd

L’UDC demande résolument au Conseil fédéral de renoncer au siège au Conseil de sécurité de l’ONU. Une adhésion à un organe qui décide de qui va en guerre et qui va en paix n’est pas compatible avec la neutralité armée perpétuelle de la Suisse, qui depuis des siècles a fait ses preuves. Siéger au Conseil de sécurité nous impliquerait dans des conflits militaires et nous placerait dans le viseur de terroristes et d’extrémistes.

Pour le Conseil fédéral, la sécurité de notre pays doit être une priorité absolue. Le monde politique (et plus spécifiquement le DDPS – département de la Conseillère fédérale Viola Amherd) doit s’assurer que la Suisse dispose des installations, des moyens et des capacités nécessaires pour prévenir les menaces à court, moyen et long terme et pour défendre la Suisse et sa population contre ces dernières. La Suisse doit être intransigeante sur le maintien strict de la neutralité armée perpétuelle ainsi qu’à l’offre de ses bons offices.

par l’auteur
UDC conseiller national (ZH)
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