Le Référendum de la liberté : Non au certificat covid

Le 28 novembre, la Suisse deviendra le premier pays où la population pourra voter sur les mesures de contraintes imposées par les gouvernements. Les peuples du monde entier auront les yeux rivés sur la Suisse pour observer les résultats d’un référendum qui s’apparente à un vote pour ou contre la liberté.

Jean-Luc Addor
Jean-Luc Addor
conseiller national Savièse

En imposant le certificat Covid depuis le 13 septembre, le Conseil fédéral a provoqué une véritable fracture sociale : par une forme d’apartheid, les personnes qui pour des raisons personnelles que nous devons respecter ne souhaitent pas se faire vacciner ou ne veulent pas l’être avec les produits actuellement homologués sont mises de côté. Le certificat Covid, c’est l’outil de cette discrimination. La stratégie est claire : il s’agit de pourrir la vie des non-vaccinés au point que la vaccination leur apparaisse comme l’unique moyen de retrouver une vie normale, une vie sociale surtout, particulièrement pour les jeunes et spécialement pour les étudiants dont le droit à la formation est gravement mis en cause. Le certificat Covid, c’est par-là l’outil d’une obligation vaccinale qui ne dit pas son nom, de la même manière qu’on inflige aux non-vaccinés un confinement qui ne dit pas non plus son nom.

Qu’on ne se trompe pas sur notre propos. Il ne vise pas le vaccin, mais seulement son obligation déguisée qu’aucun élément objectif ne justifie dans la situation sanitaire actuelle. Notre propos est beaucoup plus fondamental : nous parlons de nos libertés et ce sont ces libertés que nous voulons défendre, avec les personnes vaccinées (il y en a parmi nous), dont nous respectons le choix. Car nous ne tomberons pas dans le piège qui consiste à dresser les personnes vaccinées contre les autres.

NON à la surveillance électronique et à la discrimination massive

Ce qui fonde ce certificat Covid en droit, c’est précisément la révision de la loi Covid sur laquelle nous voterons les 28 novembre, une loi dont le certificat Covid est le coeur, avec son corollaire, la base légale pour le traçage de masse de la population et par-là, le glissement de notre société vers une sorte de société autoritaire à la chinoise dans laquelle l’Etat s’assure un contrôle toujours plus grand sur les citoyens.

Plus fondamentalement, ces outils de discrimination et de contrôle social trouvent leur origine dans la situation particulière fondée sur la loi sur les épidémies, c’est-à-dire dans un régime d’exception que la majorité de centre-gauche du Conseil fédéral n’en finit pas de maintenir, contre toute évidence basée sur des faits objectifs, contrairement à ce que demande l’UDC, avec des dégâts énormes pour notre économie mais plus encore sur le lien social.

Alain Berset a trahi la promesse faite aux Suisses

Cette politique, c’est une suite de promesses non tenues. En avril 2021, le conseiller fédéral Alain Berset promettait que la phase de normalisation commencerait lorsque tous les adultes qui le souhaitent auraient été vaccinés. Nous y sommes. Et pourtant, on ne voit toujours pas le bout du tunnel. Quant à la stratégie de sortie de crise que nous promettait M. Berset, nous l’attendons toujours. Pourtant, les statistiques de mortalité et des hospitalisations n’ont jamais été aussi basses. Des études fiables https://www.corona-immunitas.ch/fr/ montrent en outre que le nombre des personnes immunisées est bien plus élevé que nous le disent l’OFSP et le Conseil fédéral. L’objectif devrait être l’immunité collective ; et voici qu’au lieu de multiplier les tests sérologiques (et de les payer pour les encourager) et de maintenir la gratuité des tests, on imagine un système pathétique de prime et on décourage les personnes à bas revenus de se faire tester. On doit encore parler d’une politique qui, alors que l’on ne voyait que trop la nécessité de disposer de lits de soins intensifs en nombre suffisant, a laissé démanteler notre système hospitalier.

La Suisse est le seul pays au monde dans lequel les citoyens ont le droit de se prononcer sur la gestion de cette crise. Le 28 novembre, ce sera donc un référendum pour la liberté, mais aussi un référendum sur la manière dont le Conseil fédéral a géré et gère encore cette crise. Ne manquons pas cette occasion ! Libérons-nous du certificat Covid et obligeons le Conseil fédéral à nous laisser sortir enfin de cette crise en disant NON à cette révision liberticide de la loi Covid !

Jean-Luc Addor
Jean-Luc Addor
conseiller national Savièse
 
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