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Légaliser tous les clandestins, c’est courir le risque de faire exploser notre tissu social et nos a

Légaliser tous les clandestins, c’est courir le risque de faire exploser notre tissu social et nos assurances sociales !

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs, Chers membres de l’UDC

« Nous faisons le pari de l’illégalité » ! Ces cinq mots ne sortent pas de la bouche du président d’une association de défense de migrants, mais de celle d’un représentant de la Municipalité de Lausanne. Ces quelques mots, utilisés à dessein par le représentant de l’autorité exécutive de la 5ème ville de Suisse, associés à la décision du Conseil national pour lancer l’offre d’apprentissages aux jeunes clandestins, ont fait mouche et génèrent un débat important pour notre politique migratoire !

Une telle arrogance de la part de l’autorité exécutive, chargée de faire respecter les lois et les droits démocratiques, dans l’une des plus grandes villes de Suisse, n’est pas acceptable dans notre pays. Une autorité exécutive élue, chargée d’appliquer les lois et les règles démocratiques avec impartialité, ne peut se lancer dans le pari de l’illégalité!
Force est d’admettre que la proximité des élections fédérales de 2011 est un stimulateur parfait pour justifier les ardeurs de la gauche dans ce dossier. L’utilisation abusive du statut d’une autorité sensée faire respecter la loi, pour annoncer une désobéissance publique, donne de la force au message et une très grande visibilité au messager; soit dans ce cas, le parti socialiste.

Cette gauche n’a pas hésité à envoyer toute une ville dans l’illégalité! Un large débat est ouvert sur ce problème et force est de constater que la fronde enclenchée par la ville de Lausanne, contre l’avis de l’UDC, se résume en fait à une véritable prise en otage de la classe politique pour les besoins médiatiques d’une gauche assoiffée de visibilité politique.

Le débat ouvert aujourd’hui à tous les échelons politiques de notre pays est toutefois très facile à interpréter. Tel un livre ouvert, la gauche estime qu’un sans-papier a droit à la scolarité obligatoire, aux différentes prestations parascolaires, au gymnase, à l’université et maintenant à l’apprentissage. A la suite de quoi il n’existe plus aucune réserve pour sa régularisation.

A l’avenir, en effet, comment admettre la signature d’un contrat de travail, par le biais d’un apprentissage, sans sous-entendre la régularisation des jeunes au bénéfice d’un premier engagement professionnel?

Car, dans ce débat, c’est bien de cela qu’il s’agit!

Ne soyons pas naïfs! Pour l’UDC ce débat sur des places d’apprentissage est un faux débat. Ce que recherche la gauche, avec la condescendance de certains élus de droite, est une manière détournée de régulariser tous les sans-papiers présents sur le territoire suisse.
L’enjeu principal, comme le laisse croire la gauche, n’est donc pas les deux ou trois places d’apprentissage illégales que pourrait offrir une ville ou l’autre, mais l’avenir de la politique migratoire de notre pays.

Aujourd’hui, des dizaines de collectivités publiques de gauche, au bénéfice d’un soutien actif des médias, répètent le même refrain et réclament, sous le couvert d’une démarche humaniste intéressée, l’ouverture de places d’apprentissage pour les clandestins.

Même si c’est sous l’angle du respect de nos institutions que se placent désormais les velléités d’engager des sans-papiers, la question est maintenant sous la loupe de la politique fédérale. A la surprise générale, le Conseil national n’a malheureusement pas eu la présence d’esprit de tordre définitivement le coup à l’amalgame subtil tressé entre l’école et l’apprentissage.

Pour l’UDC aussi l’école est un droit! Par contre l’apprentissage est la voie directe à notre marché du travail! Une telle ouverture vers le monde du travail ne serait pas comprise par les migrants en situation irrégulière et serait un mauvais signe pour les entreprises. A juste titre pour les acteurs du monde du travail, la suite logique de l’apprentissage est le contrat de travail. Cependant une telle démarche conduit directement au travail au noir!
Non, l’UDC ne doit pas accepter que les élus du peuple donnent un tel signal à toute l’économie de notre pays.

Aujourd’hui les clandestins sont essentiellement des étrangers extracommunautaires qui ne sont pas autorisés à travailler en Suisse, sauf s’ils sont au bénéfice d’un statut de spécialistes ou s’ils occupent des fonctions dirigeantes. Ce sont les personnes directement utilisables sur le marché du travail qui bénéficient de telles autorisations.

Toute cette mascarade s’inscrit en dehors du cadre légal de notre Etat démocratique. C’est une hypocrisie crasse envers les citoyens, les commerces et les entreprises de notre pays. C’est aussi un affront aux nombreux étrangers qui se sont installés régulièrement dans notre pays.
Enfin c’est une imposture de la gauche qui, pour les besoins de son programme électoral, mais aussi pour nourrir son « industrie du social » – dont elle est d’ailleurs la principale bénéficiaire – laisse miroiter des solutions impossibles aux clandestins.

A ce stade l’UDC se doit d’agir. Notre pays ne peut en effet pas simplement bricoler sa politique migratoire dans la précipitation. La Suisse joue certes un rôle humanitaire et social que personne ne conteste! Cela ne signifie pas que l’on doive bêtement s’engager dans la démarche illégale proposée par les milieux de gauche.

L’UDC dénonce cette politique spectacle! Notre parti doit lutter contre l’industrie du social mise en place par la gauche. Cette industrie, avec les nombreuses places de travail qui en dépendent, répond finalement aux mêmes règles de croissance que l’économie. Ainsi elle a besoin à terme de la prise en charge de nombreux clandestins de Suisse pour justifier l’existence de certaines organisations ou structures sociales.

Ne soyons pas naïfs, la très grande capacité d’attractivité socio-économique de la Suisse pour les migrants est un fait! Ignorer cette réalité, conduira à l’explosion de notre tissu social et à la fin de nos assurances sociales.

Selon l’UDC, la gauche met sciemment à mal la paix sociale et les principes d’un Etat de droit souverain. Elle ouvre sans scrupule la porte qui protége le peuple suisse contre l’arbitraire.

A l’actualité politique du moment vient encore s’ajouter la perte de contrôle de l’immigration par nos différentes autorités. L’immigration massive de ces dernières années devient le problème prioritaire de la Suisse et des grandes villes du pays. Depuis les années 1985 la croissance de la population helvétique est uniquement la résultante de l’immigration contrôlée et des naturalisations de masse.
A ces chiffres devraient s’ajouter les 150’000 clandestins présents dans les rues de nos villes. Cette présence illégale massive trouve ses racines dans la complaisance des élus de gauche à la tête de nos grandes villes.

Le chômage, la criminalité, la facture sociale, les loyers et la destruction de nos ressources naturelles augmentent sans cesse. Nos infrastructures et nos services de santé sont saturés. Déjà lors de la discussion sur l’entrée de la Suisse dans l’Espace Economique Européen en 1992, l’UDC avait mis en garde contre un régime trop laxiste de l’immigration sous toutes ses formes. Aujourd’hui il ne s’agit plus seulement de renvoyer les immigrés clandestins et les faux requérants d’asile: l’UDC continue de s’engager avec conviction et force pour une immigration sélective sans croissance supplémentaire de la population.

Il est urgent d’accueillir dans notre pays des personnes qui sont capables d’apporter une vraie valeur ajoutée à la Suisse! Dans cette optique nous devons donc faciliter l’intégration de ceux qui s’investissent pour le développement de notre pays. L’UDC a donc fait plusieurs propositions politiques au niveau fédéral et cantonal pour permettre le renvoi des étrangers qui refusent de s’intégrer et pour hausser les barrières contre l’immigration. Nous avons par exemple déposé une motion visant à limiter à un an la durée de séjour des ressortissants UE au chômage ainsi qu’une motion pour accélérer les procédures d’asile. Il va de soi que la priorité revient à l’initiative pour le renvoi des étrangers criminels et j’espère bien que ce projet sera bientôt soumis au souverain afin que nous puissions enfin agir vigoureusement contre les abus. Il est grand temps que les autres partis cessent de fermer les yeux devant la réalité et qu’ils apportent leur soutien aux propositions UDC dans les parlements et à notre initiative sur le renvoi. Le nombre de places de travail qui exigent des qualifications peu élevées diminue et l’arrivée de personnes qui ne trouvent pas place sur notre marché du travail se traduit directement par la croissance de la paupérisation de la population et une pression sur nos institutions sociales. Une immigration incontrôlée conduirait rapidement des familles à devenir captives de nos œuvres sociales.

Savez-vous ce qui arrive à une personne dont la clandestinité est découverte par la police au cœur de Lausanne? Cette personne se voit remettre un simple avis la priant de quitter notre pays dans les quinze jours! Vous pouvez deviner la suite, il n’y a aucune démarche de contrôle et cette personne reprend le cours de sa vie en restant illégalement dans notre pays.

Notre parti tient à rappeler que le Peuple suisse, y compris les cantons romands, ont accepté en septembre 2006, contre l’avis de la gauche, la loi sur les étrangers et la loi sur l’asile. Ces deux lois, associées à nos lois sur le travail, répondent parfaitement à la politique migratoire soutenue démocratiquement par une majorité du peuple suisse.
Ce choix pourtant sans ambigüité du souverain, n’empêche pas l’organisation systématique par la gauche, d’une présence de sans-papiers devant les différents parlements de notre pays. Peu importe que nos lois obligeraient les élus à respecter leur serment et dénoncer ces infractions commises sous leurs yeux ! La gauche n’a pas hésité à organiser la présence des sans-papiers, avec des enfants, dans la salle où siégeaient tous les élus de la ville de Lausanne.

Notre parti est d’avis qu’une politique d’immigration ferme est la meilleure garantie pour les étrangers, dont le séjour est légal, d’être accueillis comme ils le méritent dans notre pays. En revanche, des gens qui séjournent illégalement en Suisse ou qui abusent de notre généreux système social n’ont pas leur place chez nous et doivent être renvoyés chez eux.

En conclusion, Mesdames et Messieurs, ce débat est au cœur de la politique de l’UDC ; la gauche veut par ce minage de notre politique de migration, ouvrir de nouvelles frontières bien au-delà de l’Union européenne à l’ensemble des migrants illégaux et des requérants d’asile économiques.

A cela l’UDC doit opposer son veto! Nous disons NON à une politique migratoire incontrôlée et NON à une politique d’asile qui laisse une large place aux abus.

L’UDC est un parti ouvert aux étrangers bien intégrés. Depuis quelques années, notre parti rencontre un franc succès auprès des jeunes issus de la migration et également auprès des immigrants qui ont réussi à se créer une nouvelle existence en Suisse.

Rapidement intégrées, ou intégrées de longue date, ces personnes apprécient la Suisse pour ses qualités indéniables et reconnaissent en l’UDC, le seul parti qui défend notre pays sans hésitation et sans complexe. Ces personnes sont les bienvenues à l’UDC!

par l’auteur
Claude-Alain Voiblet
UDC Secrétariat général (VD)
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