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Exposé
Conférence de presse de 31. janvier 2013

Pour un approvisionnement énergétique fiable, financiÈrement supportable et indépendant

Des décennies durant, la Suisse a bénéficié d’un aménagement électrique ménageant l’environnement (parce que ne produisant pas de CO2). Au début, la production électrique suisse était à 100%…

Des décennies durant, la Suisse a bénéficié d’un aménagement électrique ménageant l’environnement (parce que ne produisant pas de CO2). Au début, la production électrique suisse était à 100% renouvelable, car elle provenait exclusivement de la force hydraulique. La demande augmentant, les entreprises électriques ont commencé à répondre également aux heures de pointe à la demande indigène avec de l’électricité nucléaire et de contribuer à l’équilibrage du réseau européen par le commerce international d’électricité. Ce commerce est devenu au fil des ans et facteur économique important.

L’approvisionnement électrique stable et fiable de la Suisse contribuait notablement à la qualité et à l’attractivité de la place économique helvétique. Les besoins des acheteurs et consommateurs pouvaient être satisfaits durablement et à un prix avantageux.

La force hydraulique étant considérée comme largement exploitée et la politique se concentrant sur la protection du climat par la réduction des émissions de CO2, la stratégie du Conseil fédéral se fondait, il y a deux ans encore, pour l’essentiel sur le remplacement des centrales nucléaires existantes et la construction d’une centrale supplémentaire. L’objectif déclaré était l’abandon des énergies fossiles. Cette politique entraîne cependant forcément une augmentation de la consommation d’électricité. La croissance démographique de quelque 80 000 personnes par an va elle aussi inévitablement pousser à la hausse les besoins en électricité.

Conséquence de l’accident nucléaire au Japon, le Conseil fédéral s’est lancé dans une action aussi précipitée qu’irréfléchie avec pour objectif l’abandon de l’énergie nucléaire. Le Parlement a confirmé cette volte-face alors que jamais les conséquences économiques et financières de cette nouvelle politique n’ont été clairement établies.

L’UDC s’est toujours engagée pour un approvisionnement énergétique fiable, financièrement supportable et aussi indépendant que possible de l’étranger. Au lieu de se lancer dans des utopies, l’UDC exige que l’on parte d’hypothèses réalistes pour se fixer des objectifs précis. Le premier critère est la sauvegarde de la sécurité de l’approvisionnement. Des expériences douteuses, des nouvelles taxes et redevances ainsi que le dirigisme d’Etat et des subventions n’ont pas leur place dans ce domaine.

En Suisse, le niveau des salaires est élevé et la production est onéreuse. Ces inconvénients ont jusqu’ici pu être compensés en partie par un approvisionnement électrique avantageux, fiable et durable. Or, la stratégie énergétique du Conseil fédéral abandonne sans nécessité aucune ces avantages et met en péril les implantations d’entreprises et l’emploi.

Des principes élémentaires comme la sécurité de la planification, du droit et des investissements, l’indépendance de l’étranger et la limitation des coûts à un supportable sont mis à l’écart. La stratégie énergétique gouvernementale n’en tient aucun compte. Le fait que les objectifs de la stratégie ne seront atteints qu’à moitié en 2050 est une preuve supplémentaire de la faiblesse des propositions du Conseil fédéral.

Si on prend en considération les innombrables mesures d’éducation et interdictions que le Conseil fédéral entend imposer aux consommateurs et à l’économie ainsi que le coût final énorme de cette opération, il appert rapidement que ce système ne peut tout simplement pas fonctionner.

Il existe certainement des domaines où l’on peut obtenir une baisse notable de la consommation d’énergie par des mesures raisonnables: par exemple, le secteur immobilier dont le rendement thermique peut être doublé grâce à des mesures d’isolation adéquates. Mais cette opération demande du temps et ne peut être accélérée par la simple distribution d’onéreuses subventions. Des progrès en termes de rendement énergétique ont été réalisés et sont encore envisageables dans la mobilité, mais ils doivent être réalisés de concert avec les prescriptions européennes pour être réellement efficaces.

En revanche, ce serait une erreur de fond de transférer une partie importante de la production électrique vers des installations décentralisées et produisant de manière irrégulière en multipliant les subventions qui provoquent des distorsions de la concurrence sur le marché. L’exemple allemand nous donne une idée précise de l’inefficacité et, surtout, du coût élevé d’une telle politique.

Il est également absurde d’interdire certaines technologies compte tenu des capacités novatrices énormes de l’industrie et de la recherche scientifique.

La question qui se pose pour notre pays est la suivante: dans quelle mesure voulons-nous que la Suisse soit dépendante de l’étranger dans le domaine énergétique?

L’idée qu’un interventionnisme forcené de l’Etat puisse contraindre les entreprises de la branche électrique à atteindre certains objectifs en termes de rendement montre à quel point l’autorité politique est dépassée par les événements et illustre également le caractère irréaliste des objectifs de la Stratégie énergétique 2050. Mais le pire, c’est que les auteurs de cette stratégie tentent de faire porter à d’autres la responsabilité de l’échec inévitable de leur projet.

Toutes les mesures envisagées ont une telle importance pour la place économique suisse ainsi que pour les consommateurs et contribuables qu’il est indispensable de soumettre cette stratégie au verdict du peuple. Mais, au préalable, ce dernier doit être informé correctement sur la totalité des coûts et des conséquences des projets prévus et des objectifs visés en termes de consommation et de production. Il faudra dire aussi clairement ce que l’on envisage de faire si les objectifs des différentes phases ne sont pas atteints.

Le peuple suisse a droit à une information concrète et honnête sur ce domaine vital.

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par l’auteur
Hans Killer
UDC conseiller national (AG)
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