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Exposé

Protéger la Suisse – empêcher le rattachement à l’UE

Le Conseil fédéral a négocié avec l’Union européenne un « accord institutionnel ». Les termes de ce traité sont désormais connus. A la lecture de cet ouvrage consternant, une seule conclusion s’impose : la Suisse ne doit et ne peut en aucun cas signer cet accord ! Il s’agit d’un traité de soumission, d’un traité qui enchaîne la Suisse sans condition à l’UE.

L’enjeu de ce débat est, ni plus, ni moins, le sort de la Suisse. Car la Suisse doit rester un pays indépendant, autodéterminé et démocratique. Sinon il n’y a plus de Suisse. Nous pourrions alors consulter avec nostalgie dans les livres d’histoire quelques reflets de la Suisse d’autrefois.

Dans les jours et les mois à venir, l’UDC a le devoir de préserver le peuple suisse face à ce grand danger. Notre devoir est d’empêcher par tous les moyens la conclusion de cet accord. Nous refusons de passer sous ce joug. N’attendons pas que les autres nous aident. Nous devons nous aider nous-mêmes. Nous devons nous battre et, si nécessaire, nous devrons aller seul au combat. Les autres sont trop faibles, trop fatigués, trop mous, trop silencieux.

D’autres encore sont trop sournois, trop ambigus, trop hypocrites. Contrairement aux anciens partisans d’une adhésion à l’EEE ou à l’UE, ils n’osent pas parler clairement. Ces perdants de la votation de 1992 sur l’EEE, ces gens issus de la politique, de la diplomatie, de l’administration, de la culture et des médias, n’ont jamais accepté leur défaite. Ils souffrent depuis d’une sorte de traumatisme, de douleurs fantômes. Ils n’ont jamais cessé de s’agiter et de se miner pour obtenir une inversion de la décision populaire de l’époque. Cet accord cadre est le résultat de ces agissements : c’est un document de la malhonnêteté institutionnalisée.

Les constantes affirmations selon lesquelles cet accord n’est que la poursuite et la consolidation de la voie bilatérale sont parfaitement dans la ligne de cette politique mensongère. En réalité, cet accord-cadre est la fin abrupte et définitive de la voie bilatérale, donc de l’entente entre deux partenaires sur le même pied d’égalité.

Accord-cadre signifie en clair : l’UE fait les lois
Il faut se rendre compte clairement des lignes du conflit : l’UE veut mettre fin à la voie bilatérale. Elle veut éliminer cette « aberration géostratégique » pour reprendre les paroles de Jean-Claude Juncker, président de la Commission UE. Il n’est en aucun cas acceptable qu’il existe au cœur de l’Europe un petit pays qui agit autrement – et surtout pas s’il agit mieux. L’UE veut s’accaparer de la Suisse. L’UE exige que la Suisse participe au financement de sa construction basée sur une erreur de fond. Elle ne tolère pas que la Suisse soit différente, et encore moins qu’elle ait du succès. Le but de l’UE est d’égaliser, de niveler par le bas. Elle veut se montrer bonne en distribuant de l’argent. Elle se sert de l’accord-cadre pour étouffer les avis contraires et imposer sa domination.

Mais l’accord-cadre signifie clairement que l’UE fait les lois et que la Suisse doit les reprendre. Notre législateur – le peuple, les cantons et le Parlement – est mis sur la touche. La Suisse doit reconnaître un nouveau tribunal suprême, la Cour de justice de l’UE. Si nous nous y opposons, l’UE a le droit de nous frapper de sanctions. La démocratie en tant que forme étatique offrant de réelles alternatives est dégradée au niveau d’une routine de vote, le législateur ayant un pistolet sur sa tempe. L’accord-cadre signifie aussi que la Suisse doit passer régulièrement à la caisse, qu’elle est exposée à des guillotines multiples puisqu’en cas de refus d’un seul contrat des séries entières d’accords tombent à l’eau. La Suisse est enchaînée à l’UE.

Que cela signifie-t-il concrètement ? L’UE dicte, nous obéissons. Nous subirons encore l’impact de l’’immigration, plus de pressions sur nos emplois, encore plus de bétonnage de nos paysages. Le pillage de notre Etat social se poursuivra de plus belle, car aucun Etat social ne peut exister sans frontière. L’UE intervient profondément dans le système suisse : elle veut supprimer la protection des salaires suisses ; elle veut dicter le taux d’imposition des cantons et des communes ; elle veut supprimer nos banques cantonales ; elle veut nous prescrire la façon d’organiser nos centrales électriques ; elle exige que nous autorisions à nouveau les plantes génétiquement modifiées.

Certaines associations économiques ne sont que le bras prolongé de l’administration
Les exceptions obtenues par les négociateurs suisses sont ridicules. Lors de la négociation de l’accord sur la libre circulation des personnes, l’UE avait accordé à la Suisse les mesures d’accompagnement pour protéger notre marché du travail, des mesures sans lesquelles le peuple n’aurait jamais approuvé cet accord. Il faut dire aussi que les prévisions totalement fausses du Conseil fédéral concernant l’immigration ont passablement contribué à cette décision populaire. Et voilà que l’UE ne veut plus rien savoir de ces mesures d’accompagnement. Or, nous sommes et nous restons un Etat de droit et nous ne nous inclinons pas devant les puissants.

Nous ne devons pas accepter que la Suisse soit dégradée au niveau d’un Etat vassal. Je suis persuadé que la majorité des Suissesses et des Suisses n’accepteront jamais un tel traité de capitulation. Nos adversaires sèmeront la panique et dénigreront l’UDC. Jour après jour certaines organisations économiques vanteront les bienfaits de l’accord-cadre. En réalité, ce ne sont plus les voix de l’économie, mais le bras prolongé de l’administration fédérale. La télévision suisse s’est déjà investie à fond dans la propagande en coordonnant soigneusement ses émissions avec des organisations de branches et des entreprises connues qui se lamentent, qui tremblent, qui menacent, qui effraient. Certaines associations économiques sont parfaitement prêtes à abandonner le modèle à succès suisse et les droits démocratiques de nos citoyens pour obtenir une petite simplification de la procédure d’enregistrement et pour gagner quelques francs de plus.

Nous ne pouvons pas non plus compter sur le soutien du Conseil fédéral qui n’a fixé des lignes rouges que pour les dépasser régulièrement. Je ne comprends pas comment notre gouvernement national a pu se soumettre à ce diktat de l’UE et comment il ose soumettre ce résultat à une consultation. Pourquoi faut-il encore, dans ces conditions, que chaque conseiller fédéral et chaque conseillère fédérale prête serment sur la Constitution fédérale dont l’objectif est de préserver l’indépendance du pays et de protéger les droits du peuple ?

Cet accord-cadre perfide n’offre aucune échappatoire
La manière dont Bruxelles se comporte à l’égard de la Grande-Bretagne, qui s’est prononcée pour la sortie de l’UE, devrait nous servir d’avertissement. Il est triste de voir ce grand pays traité par Bruxelles avec autant d’arrogance, de mesquinerie, de mauvaise foi et d’esprit revanchard. La leçon à tirer est évidente : jamais nous ne devons entrer dans cette organisation qui traite les autres pays de cette manière.

Les institutions marquent leurs représentants, les représentants marquent leurs institutions. Observer donc cette Union européenne qui a porté à sa tête un politicien du genre de Jean-Claude Juncker. Ce Luxembourgeois vacillant est issu d’un pays de 600’000 habitants dont la moitié seulement sont des autochtones. Nous n’avons bien sur rien contre les petits Etats – à condition qu’ils ne soient pas pris de mégalomanie. Aujourd’hui Juncker commande à peu-prés de 500 millions d’habitants. C’est comme si Corine Mauch, présidente de la ville de Zurich, voulait gouverner toute l’UE.

« L’homme est libre, même s’il est né enchaîné », écrivait Friedrich Schiller, le poète de la liberté et auteur de « Guillaume Tell ». Pourquoi accepterions-nous, nous autres Suissesses et Suisses, de nous laisser enchaîner ? Avec nos enfants et petits-enfants ? Peut-être pour toujours ? Car ce perfide accord-cadre n’offre aucune échappatoire.

Non, nous autres Suisses, nous ne sommes pas nés pour obéir. Lançons-nous donc dans le combat contre cet accord-cadre, contre ce fatal document de la malhonnêteté institutionnalisée.

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