« Durant mon mandat, je souhaite mettre l’accent sur les bons offices que la Suisse offre à l’étranger »
C’est une double année présidentielle pour l’UDC de la Suisse romande : Guy Parmelin préside la Confédération et Pierre-André Page l’Assemblée fédérale. 2026 fera-t-elle date dans l’histoire de l’UDC en Suisse romande ? Réponses du premier citoyen suisse.

UDC Suisse : Vous venez de prendre la présidence du Conseil national : dans quel état d’esprit avez-vous entamé ce mandat ?
Pierre-André Page : Je me sens motivé et serein. Je suis honoré et me réjouis de pouvoir représenter le parlement et ses intérêts en Suisse et à l’étranger.
Quelle est, selon vous, la mission la plus importante du président du Conseil national dans le contexte politique actuel ?
Durant mon mandat, je souhaite mettre l’accent sur les bons offices que la Suisse offre à l’étranger. Notre neutralité et nos relations avec les différentes nations du monde au plan géopolitique nous offrent une place de choix pour faire briller notre pays et sa tradition de promotion de la paix.
Quelles expériences de votre vie professionnelle et parlementaire vous aident le plus aujourd’hui dans votre rôle de président ?
Mon passage à l’exécutif communal, au Grand Conseil fribourgeois et à sa présidence, ainsi que mes années passées comme Conseiller national m’offrent aujourd’hui un bagage conséquent en ce qui concerne l’aspect politique et gouvernemental. Ma carrière comme agriculteur indépendant, qui m’a appris la rigueur et le souci du détail, vient compléter mon parcours et les compétences acquises au fil des années. D’où ma devise pour cette année présidentielle « Cultivons l’avenir ».
Peut-on être président du Conseil national tout en restant fidèle à une ligne politique claire ?
Oui, j’en suis convaincu, même si la fonction demande une représentation institutionnelle avant tout. Je reste politicien avec mes valeurs et mes convictions, et je continuerai à les défendre dans la mesure du possible avec le mandat que je porte.
Quelle est aujourd’hui, selon vous, la plus grande force de la Suisse ?
La force principale de la Suisse, selon moi, est sa neutralité et son image de médiateur afin de promouvoir la paix à travers le monde. Nous vivons dans une période particulièrement incertaine et c’est pour moi justement dans ces périodes qu’il est essentiel de ne pas oublier ce qui a fait notre succès au fil des siècles passés, alors maintenons notre indépendance et notre neutralité.

