Immigration et travailleurs qualifiés : tordons le cou au mythe !

À chaque votation sur l’immigration, les mêmes prophètes de malheur ressortent les mêmes arguments. Cette fois encore, les opposants à l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! » prétendent que notre système de santé s’effondrerait et que notre économie manquerait brutalement de personnel qualifié. En réalité, ce discours alarmiste sert surtout à éviter le vrai débat : combien d’habitants notre pays peut-il encore absorber sans perdre sa qualité de vie, sa cohésion et sa prospérité ?

Michaël Buffat
Michaël Buffat
conseiller national Vuarrens (VD)

Aujourd’hui déjà, la Suisse étouffe sous une croissance démographique incontrôlée. Les routes sont saturées, les trains bondés, les loyers explosent, les terres agricoles disparaissent sous le béton et les primes d’assurance maladie continuent de grimper. Cette situation n’est pas le fruit du hasard : elle est directement liée à une immigration massive que Berne refuse de maîtriser.

Face à ce constat, les opposants veulent faire croire qu’il n’existe qu’une seule solution : importer toujours plus de main-d’œuvre étrangère. Pourtant, cette fuite en avant aggrave précisément les problèmes qu’ils prétendent résoudre. Plus de population signifie davantage de besoins en logements, en infrastructures, en transports, en écoles… et également davantage de besoins en personnel médical. C’est un cercle vicieux sans fin.

Formons, au lieu d’importer !
Prenons l’exemple du domaine de la santé. Les adversaires de l’initiative expliquent que les hôpitaux dépendent fortement du personnel étranger. C’est vrai. Mais pourquoi ? Parce que, depuis des années, les autorités ont préféré importer de la main-d’œuvre plutôt que former suffisamment de professionnels suisses. Cette politique de facilité ne peut pas durer éternellement.

La Suisse possède les moyens financiers, les infrastructures et les compétences nécessaires pour former davantage de médecins, d’infirmiers et de personnel qualifié indigène. Au lieu de dépendre toujours plus de l’étranger, nous devons investir dans notre jeunesse, améliorer les conditions de travail et revaloriser les métiers essentiels. C’est cela, une politique durable.

De plus, croire que l’immigration massive résout la pénurie de personnel est une illusion. Une population qui augmente fortement crée automatiquement une demande supplémentaire de soins, de services publics et d’infrastructures. Chaque nouvel habitant génère lui-même des besoins supplémentaires. Continuer sur cette voie revient à remplir un tonneau sans fond.

Une initiative raisonnable et durable
L’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! » ne demande rien d’extrême. Elle fixe simplement une limite raisonnable afin de préserver la qualité de vie des Suisses et d’éviter une explosion démographique incontrôlée. Elle oblige surtout les autorités à reprendre enfin le contrôle de l’immigration, au lieu de subir passivement une croissance qui transforme profondément notre pays.

Les élites politiques et économiques refusent d’entendre les préoccupations de la population. Pourtant, les Suisses voient chaque jour les conséquences concrètes de cette surpopulation : logements introuvables, embouteillages permanents, pression sur les salaires, insécurité croissante et dégradation de notre environnement.

Le 14 juin, nous avons l’occasion d’envoyer un signal clair. La Suisse ne doit pas devenir un pays de 10 millions d’habitants sacrifiant sa nature, sa sécurité et sa qualité de vie sur l’autel de la croissance à tout prix.

Pour une immigration maîtrisée, pour une Suisse durable et pour préserver notre pays pour les générations futures : votons OUI à l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! ».

Michaël Buffat
Michaël Buffat
conseiller national Vuarrens (VD)
 
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