Voilà des semaines que des conseillers d’Etat en charge de la sécurité, l’ancien Directeur du Réseau national de sécurité ou encore, malheureusement, la Fédération suisse des fonctionnaires de police, essaient de nous faire croire que si nous votons OUI le 14 juin, nous mettrions en péril la voie bilatérale en général et provoquerions la résiliation automatique de l’accord de Schengen et son système d’information, rendant nos policiers et nos douaniers « aveugles », le tout avec à l’appui l’utilisation abusive de photos de policiers.

Qu’en est-il donc ? C’est évidemment faux ! Dans la mesure où ces contre-vérités émanent de responsables ou d’anciens responsables de notre sécurité qui abusent de leur statut ou de leur ancienne position, il n’est pas exagéré de parler de mensonges.
La réalité ? En sus de l’excellent texte publié par un ancien officier de liaison des Douanes suisses, relisons donc le texte de l’initiative, qui prévoit de multiples paliers, à savoir :
Pour plus de sécurité, OUI à l’initiative pour la durabilité
Non seulement, nous en sommes loin, mais à aucun moment, l’initiative n’évoque l’Accord de Schengen. Cet accord est-il juridiquement lié à la libre circulation par la fameuse « clause guillotine » ? La réponse est claire : non. Car Schengen, qui ne fait pas partie des Bilatérales I, n’est pas formellement lié à l’ACLP, comme le reconnaît le Conseil fédéral (FF 2025 1262).
Si vous dites OUI le 14 juin, vous ne rendrez aveugles ni nos policiers ni nos douaniers. Le syndicat des douaniers, Garanto, malgré la pression de l’Union syndicale suisse (USS), ne s’y est pas trompé : il a refusé toute contribution particulière à la campagne de la gauche, laissant en outre la liberté de vote à ses membres dont beaucoup, sur le terrain, comme nombre de policiers, diront OUI le 14 juin.
Vous n’avez pas encore voté et vous voulez plus de sécurité dans ce Pays ? Alors votez et faites voter un grand OUI à l’initiative contre une Suisse à 10 millions !