À l’heure où les paiements numériques s’imposent et où certaines autorités rêvent d’une société sans cash, une évidence mérite d’être rappelée : la monnaie n’est pas un simple outil technique. Elle est un pilier de la souveraineté. Inscrire clairement le franc suisse et la liquidité dans la Constitution, c’est protéger une liberté concrète, quotidienne, et non une abstraction monétaire.

Le franc suisse, bien plus qu’un moyen de paiement
La Suisse s’est construite sur la stabilité, la prévisibilité et la confiance. Le franc suisse en est l’expression la plus tangible. Il n’est pas seulement une unité de compte : il est un symbole de notre indépendance économique et de notre capacité à décider par nous-mêmes. Chaque billet, chaque pièce rappelle que la politique monétaire relève d’un choix national, non d’un alignement extérieur.
Or, cette évidence est aujourd’hui fragilisée. La numérisation accélérée des paiements, encouragée au nom de la modernité et de l’efficacité, s’accompagne d’une tentation inquiétante : marginaliser, puis faire disparaître l’argent liquide. Pourtant, le cash garantit l’accès universel à l’économie, protège la sphère privée et empêche toute mise sous tutelle technologique. Sans liquidités, chaque transaction devient traçable, contrôlable, potentiellement conditionnelle. Ce n’est pas un progrès neutre ; c’est un changement de paradigme.
Inscrire le franc suisse et l’argent liquide dans la Constitution, c’est poser une limite claire. C’est rappeler que l’innovation ne doit jamais servir de prétexte à l’érosion des libertés.
Préserver la liberté économique face aux dérives numériques
Les crises récentes l’ont montré : en période d’incertitude, la confiance se réfugie dans le concret. L’argent liquide fonctionne sans réseau, sans intermédiaire, sans autorisation. Il protège les citoyens lorsque les systèmes tombent en panne, lorsque les infrastructures sont sous tension, lorsque la dépendance technologique révèle ses failles.
À l’inverse, une économie entièrement numérisée concentre le pouvoir entre quelques acteurs et accroît la vulnérabilité collective. Elle ouvre la porte à des restrictions arbitraires, à des exclusions silencieuses, à une surveillance permanente des comportements. Ce modèle n’est ni libéral ni responsable. Il est incompatible avec l’esprit de liberté qui fonde notre pays.
La votation du 8 mars 2026 pose donc une question simple : voulons-nous rester maîtres de notre monnaie et de nos choix, ou accepter une évolution irréversible décidée sans le peuple ? Défendre le franc liquide, ce n’est pas refuser le progrès, c’est refuser la dépendance.
Le franc suisse libre et l’argent liquide sont des garanties de souveraineté et de liberté. Le 8 mars 2026, il s’agit de les inscrire clairement dans notre droit fondamental. Pour une Suisse indépendante, responsable et libre, engageons-nous et votons OUI.