Non à une nouvelle initiative extrême de la gauche le 13 février

Le 13 février prochain, le peuple et les cantons trancheront le sort de l’initiative « Oui à la protection des enfants et des jeunes contre la publicité pour le tabac ». Cette nouvelle initiative de gauche se présente sous une étiquette trompeuse. De fait, la gauche veut dicter à des adultes leurs façon de vivre.

Céline Amaudruz
Céline Amaudruz
conseillère nationale Genève

Qui peut bien être contre la protection des enfants et des jeunes contre le tabagisme ? Personne et certainement pas une majorité bourgeoise du Parlement qui a adopté une loi fédérale sur les produits du tabac au titre de contre-projet indirect à l’initiative populaire
« Oui à la protection des enfants et des jeunes contre la publicité pour le tabac ».

Le principal enjeu du vote du peuple et des cantons, le 13 février prochain, sur cette nouvelle initiative, ne consiste donc pas à protéger notre jeunesse contre le tabagisme, mais bien à ouvrir ou non la voie à la gauche pour interdire totalement la publicité pour le tabac y compris, donc, la publicité adressée à des adultes.

Le texte de l’initiative, contrairement à son titre trompeur, est en effet très clair :
« La Confédération (…) interdit notamment, pour les produits du tabac, toute forme de publicité qui atteint les enfants et les jeunes. » Etant donné qu’il n’existe guère
d’endroits dans lesquels les jeunes ne se trouvent pas et qu’il n’existe guère de médias qui ne puissent pas être consultés par des jeunes, l’initiative conduit dans la pratique à une interdiction totale de la publicité.

Il faut s’opposer d’emblée à des dérives en matière d’interdiction de la publicité, sans quoi de nouvelles initiatives d’interdiction seront lancées par différents milieux de gauche à chaque fois qu’un comportement ne leur conviendra pas. On peut ainsi imaginer des interdictions de publicité pour des agences de voyages, puisque voyager nuit au climat, ou des interdictions de publicité pour les saucisses, puisque l’écobilan de la viande n’est pas optimal. Au final, on peut légitimement craindre un paternalisme total.

A celles et ceux qui doutent de telles dérives, je ne peux que « conseiller » de rechercher sur Internet la campagne de communication de Greenpeace « La vérité dans les coulisses de la publicité pour la viande ». A l’évidence, comme le dit le visuel principal du comité interpartis contre l’interdiction de la publicité, comité auquel un très grand nombre de parlementaires UDC ont déjà adhéré, la question suivante se pose dès maintenant : Aujourd’hui le tabac, demain le cervelas ? mais aussi le vin, le saucisson, voire la fondue ou la raclette !

Tout comme une majorité populaire, à l’appel de l’UDC, a rejeté en juin dernier la révision totale de la loi sur le CO2, qui aurait permis à la gauche de nous dicter comment vivre, il faut maintenant rejeter l’initiative trompeusement intitulée « Enfants sans tabac », initiative qui permettrait à la gauche de commencer à dicter à des adultes quels produits – légaux ! à la différence du cannabis « politiquement correct » – ils ont le droit de consommer.

Voilà pourquoi je rejette cette initiative extrême de la gauche.

Céline Amaudruz
Céline Amaudruz
conseillère nationale Genève
 
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