Il est temps de baisser les frais du personnel fédéral !

Après les propos révélateurs sur les finances fédérales de mon collègue Lars Guggisberg je vais vous entretenir sur la projection sur l’évolution des charges et des emplois du personnel de la Confédération

Thomas Stettler
Thomas Stettler
conseiller national Soyhières (Cne Courroux) (CH) (JU)

Les charges de personnel constituent de loin le poste le plus important des dépenses  non liées propres de la Confédération, avec plus de 6 milliards de francs par an. C’est plus que l’ensemble des dépenses de la Confédération pour la sécurité et l’armée !

L’augmentation rapide des dépenses reflète l’augmentation massive et constante des effectifs du personnel fédéral. Les coûts pour les contribuables ne sont pas seulement dus au nombre de postes, mais aussi à l’ampleur des prestations, c’est-à-dire au salaire et aux conditions de travail. Les employés de la Confédération gagnent en effet nettement plus que le citoyen Suisse moyen. Selon le célèbre professeur lucernois Christoph Schaltegger, les employés de la Confédération gagnent en moyenne 12% de plus que les autres.

Non seulement le nombre de personnes travaillant pour l’Etat ne cesse d’augmenter, mais celles-ci deviennent également de plus en plus chères, augmentant la charge des contribuables et aggravant encore la pénurie de personnel qualifié en Suisse, puisque la Confédération, avec des salaires défiant toute concurrence, coupe l’herbe sous le pied de l’économie privée.

Les privilèges ne s’arrêtent pas là. Outre la compensation du renchérissement, les employés de la Confédération reçoivent  automatiquement une augmentation de salaire année après année sur la base de leur évaluation annuelle. De 2011 à 2021 inclus, plus de 95% des employés fédéraux, toutes classes salariales confondues, ont reçu en moyenne chaque année une augmentation de salaire comprise entre 1.5 et 4%.

En plus des salaires élevés, d’une compensation du renchérissement pratiquement garantie et des augmentations de salaire généreuses, les employés de la Confédération bénéficient d’autres avantages aux frais du contribuable. Ainsi, au salaire princier annuel brut moyen de plus de 126’000 francs, s’ajoutent des contributions extrêmement généreuses de la Confédération en tant qu’employeur à la prévoyance professionnelle.

La loi ne fixe pas seulement les taux minimaux des bonifications de vieillesse, mais aussi le fait que l’employeur et l’employé doivent se partager les cotisations au moins à parts égales. Dans les faits la Confédération va bien au-delà de ce qui est prescrit par la loi en ce qui concerne ses cotisations. Ainsi, un cadre d’une classe salariale entre 24 à 38 reçoit, à l’âge de 55 ans, une bonification de vieillesse annuelle de 37.1% (légalement : 18%) de son salaire brut, la Confédération prenant en charge les deux tiers (24.3%) en tant qu’employeur. Il s’agit d’une prestation supplémentaire de 15.3% du salaire brut, offerte par la Confédération et financée par le contribuable.

Les employés de la Confédération bénéficient de conditions paradisiaques non seulement en matière de salaire direct et de prévoyance professionnelle, mais aussi pour d’autres prestations, comme le temps de travail, les vacances, les congés payés et l’assurance contre les accidents non professionnels.

La Confédération a certes besoin de personnel de qualité pour accomplir ses tâches essentielles. Mais le montant des salaires, des prestations salariales accessoires et des prestations sociales va bien au-delà de ce qui est nécessaire et approprié. Une correction s’impose. Il en va de même pour le droit du personnel de la Confédération, qui dans les faits, rend les licenciements pratiquement impossibles.

L’UDC demande donc que le droit du personnel de la Confédération soit aligné sur le Code des obligations. La position particulière des employés de la Confédération par rapport à tous les autres travailleurs en Suisse n’est ni justifiée ni adaptée à notre époque. L’UDC demande :

  • Une limitation de l’effectif du personnel fédéral à 35’000 équivalents plein temps
  • Un plafonnement des dépenses de personnel fédéral à 6 milliards de francs
  • De mettre fin aux privilèges coûteux des employés de la Confédération, avec un alignement sur le CO en matière de prévoyance professionnelle, de temps de travail, de vacances, etc.

Personnellement je rêve encore toujours d’une simplification des procédures, de moins d’état afin d’éviter des propositions impopulaires mais nécessaires qui certainement toucherons directement une de vos connaissances parmi les quelques 42’000 employés de la confédération. Le rêve c’est au lit, les décisions concrètes c’est à Berne !

L’UDC s’engage pour mettre un cadre solide au finances publique et mets tout en œuvre pour maitriser et diminuer la dette.

Pour terminer je me permets d’utiliser un slogan de campagne très pertinent du PLR en matière de finances « les dettes d’aujourd’hui sont les impôts de demain ! »

Thomas Stettler
Thomas Stettler
conseiller national Soyhières (Cne Courroux) (CH) (JU)
 
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