
Chères et chers délégués,
Chères et chers invités,
Chère famille de l’UDC,
Je vous souhaite à tous la bienvenue à notre assemblée des délégués ici, dans le canton de Zoug.
Nous sommes au cœur de la Suisse. C’est dans cette région qu’est née notre patrie. C’est ici que les trois vallées d’Uri, de Schwyz et d’Unterwalden se sont unies.
Les Confédérés avaient un objectif : être libres et indépendants. Ils voulaient décider eux-mêmes de ce qui était bon et juste pour eux. Ils ne voulaient ni seigneurs étrangers ni juges étrangers dans leur pays.
Chère famille de l’UDC, c’est de cela qu’il s’agit aujourd’hui : nous voulons décider nous-mêmes. Nous ne voulons pas de baillis étrangers qui nous dictent ce que nous devons faire et comment nous devons vivre. Nous n’avons besoin ni d’un Gessler ni d’une Ursula von der Leyen.
A Morgarten, près d’ici, les Confédérés ont dû défendre leur nouvelle liberté pour la première fois. Ils faisaient face à un ennemi en apparence surpuissant. Mais les Confédérés ont réussi à vaincre cette armée. Pourquoi ? Parce qu’ils se battaient pour leur liberté. Cela donne de la force.
Aujourd’hui encore, nous sommes confrontés à un ennemi en apparence surpuissant : la majorité au Conseil fédéral, les autres partis, les syndicats et les associations économiques et professionnelles, tous veulent pousser la Suisse dans les bras de l’UE. Ils veulent nous y soumettre par le biais d’un traité.
Pas avec nous ! Nous sommes prêts. Nous nous battons pour notre liberté. Les hallebardes que vous voyez ici, à gauche et à droite de la tribune, symbolisent cet esprit de résistance.
Chères et chers délégués, c’est à nous de jouer. C’est à l’UDC de le faire. Nous sommes les seuls à mener ce combat pour la démocratie suisse et l’autodétermination de la Suisse.
Si aucun référendum obligatoire n’est organisé, nous devrons combattre chaque accord européen individuellement. Nous devrons récolter des signatures pour quatre ou cinq référendums simultanément !
Nous devons dès maintenant nous armer pour ce combat. Je vous invite à vous inscrire sur la liste de soutien que vous trouverez sur notre site www.traite-adhesion.ch ainsi que sur les tables et de nous les remettre. Nous pourrons alors vous faire parvenir des feuilles de signature. Lorsque la campagne débutera, nous aurons 100 jours pour les récolter… Je compte donc vraiment sur chacune et chacun d’entre vous.
Où en sommes-nous sur le plan politique ?
Nous venons de passer un scrutin important : l’initiative pour la durabilité « Pas de Suisse à 10 millions ! », que nous avons perdue de justesse. Le résultat du 14 juin a montré que les villes ont littéralement écrasé la campagne ; à elles seules, Zurich et Berne ont rapporté 120’000 voix supplémentaires pour le « non ». Qu’est-ce que cela signifie pour nous ? Nous devons mieux nous mobiliser. Les campagnes doivent se rendre aux urnes.
Les cantons de Glaris et des Grisons ont montré comment s’y prendre. En effet, des élections cantonales y ont également eu lieu le 14 juin. L’UDC y a enregistré une progression massive. Selon les normes suisses, il s’agit de victoires écrasantes. À Glaris, notre part électorale de 30.3 % à 40.6 %. L’UDC est désormais, et de loin, le parti le plus fort au Grand Conseil et compte deux membres au sein du gouvernement. Nous profitons de cette occasion pour leur adresser nos plus sincères félicitations !
Dans les Grisons également, l’UDC a remporté la victoire, augmentant sa part électorale de 21.1 % à 29.4 %. Elle a remporté 10 sièges supplémentaires au Grand Conseil et Valérie Favre Accola a décroché un siège au Conseil d’État. Ce qui me réjouit en outre particulièrement, c’est que l’ancien PBD a été plus ou moins rayé de la carte. Le club des traîtres d’Evelyne Widmer-Schlumpf appartient désormais au passé. Un grand bravo à l’UDC des Grisons !
Et c’est également le 14 juin que l’UDC a reconquis son siège au Conseil d’État de Bâle-Campagne. Toutes nos félicitations à Matthias Liechti et à ses compagnons de lutte !
Nous savons désormais qui a remporté les élections.
Mais qui sont les perdants à Glaris, dans les Grisons et à Bâle-Campagne ? Ce sont les partis favorables à l’immigration de masse : le PLR, le Centre et le PS, qui ensemble ont perdu 21 sièges au Grand Conseil.
Ces élections envoient un signal clair :
Qui ne veut pas d’une immigration effrénée vote UDC.
Qui ne veut pas d’une invasion de demandeurs d’asile vote UDC.
Qui s’inquiète de la hausse de la criminalité vote UDC.
Qui veut une Suisse libre et sûre vote UDC.
Il n’y a pas de compromis possible en matière d’indépendance et de liberté de la Suisse. Il faut mettre un terme à l’immigration effrénée, raison égaleement pour laquelle nous devons d’autant plus nous opposer au traité d’adhésion à l’UE qui nous menace.
Savez-vous quelle est la plus grande différence entre l’UE et la Suisse ? La démocratie. Dans l’UE, ce sont les juges et les commissaires qui décident. Le Parlement européen n’est qu’un club de débat bien rémunéré, rien de plus. Le pouvoir est entre les mains d’une poignée d’élus au sein de la Commission européenne et la Cour de justice de l’UE.
En Suisse, nous avons la démocratie directe. Chez nous, le peuple est le souverain suprême. C’est vous qui décidez ! Nous pouvons lancer un référendum si nous ne sommes pas d’accord avec une décision prise au Parlement fédéral. Nous pouvons lancer une initiative si nous voulons une autre politique. L’UE, elle, vient de rejeter une initiative citoyenne ayant recueilli plus de 500’000 signatures qui visait à mettre fin à l’immigration de masse. Voilà à quoi ressemble la démocratie dans l’UE : les initiatives citoyennes qui dérangent sont déclarées irrecevables.
Chez nous, l’initiative sur la protection des frontières est en cours. Avec elle, nous voulons mettre un terme aux abus de l’asile. Il est inacceptable que, chaque année, des dizaines de milliers de criminels et de profiteurs demandant l’asile, venus du monde entier, arrivent en Suisse et y restent ad aeternam.
Vous souvenez-vous encore de ces images venues d’Espagne ? Quelque 80’000 Marocains ont récemment pris d’assaut la ville espagnole de Ceuta, princialement de jeunes hommes. Cette invasion n’avait rien à voir avec l’asile ou la fuite.
Le président du parti socialiste, Cédric Wermuth, a immédiatement appelé à la « solidarité » avec les « migrants ». Mais pourquoi pas un peu de solidarité envers notre propre population ? Cédric Wermuth et son parti veulent continuer à ouvrir grand les portes aux migrants demandeurs d’asile venus du monde entier. Cela signifie plus de problèmes, plus de criminalité et des coûts se chiffrant en milliards. Le conseiller fédéral socialiste Beat Jans suit la même ligne. Tout ministre de la Justice doté d’une once de responsabilité prendrait des mesures et renforcerait la protection des frontières. Le conseiller fédéral Beat Jans n’en a manifestement guère. Avec sa victoire contre l’Algérie, l’équipe nationale suisse de football a renvoyé chez eux plus d’Algériens que Beat Jans ne l’a fait au cours de toute sa carrière…
Mais nous continuons à faire pression, chères et chers délégués de l’UDC. Hier avec l’initiative pour la durabilité, aujourd’hui avec l’initiative sur la protection des frontières.
L’année prochaine, se tiendront les élections fédérales
Cette échéance sera décisive : le bon sens ou la folie de gauche ?
Dans la commune zurichoise de Küsnacht, une enseignante de maternelle fait l’objet d’une plainte pour avoir utilisé le jeu de cartes « Schwarzer Peter » en classe. Le tribunal est passé à l’action cause d’un jeu d’enfants inoffensif ! Après ça, les procureurs se plaignent d’être surchargés… Ces magistrats feraient mieux de poursuivre les criminels étrangers plutôt que des enseignantes de maternelle.
Le bon sens ou la folie du genre ?
Aux bains Marzili de Berne, une soi-disant « femme trans » a pénétré dans l’espace réservé aux femmes ; une « femme » autoproclamée, barbue et très poilue au ventre et dans le dos, vêtue d’un string… Personne n’a envie de voir ça.
Les baigneuses se sont senties dérangées et harcelées. La « femme trans » intimidante a été embarquée par la police. Affaire classée ? Non, pas dans la Berne de gauche rose-verte. Par la suite, une conseillère municipale verte a présenté publiquement ses excuses pour cet « incident ». Pour elle : « Une femme, c’est celle qui se sent femme. » On marche sur la tête !
Démocratie ou folie des juges ?
Encore un exemple d’actualité : la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg a condamné la Suisse, car elle a manqué à son devoir de fournir dans ses prisons des repas véganes pour les détenus véganes. Les détenus musulmans ne veulent pas de viande de porc. Les végétaliens ne veulent ni viande ni produits laitiers… Nous parlons ici de criminels condamnés et de leurs exigences particulières. Là encore, on marche sur la tête !
Neutralité éprouvée ou aventures guerrières ?
En 1990, nous avions une armée de plus de 600’000 hommes, pour une population d’environ 6 millions d’habitants. Aujourd’hui, nous disposons d’un effectif de 100’000 hommes pour plus de 9 millions d’habitants.
À titre de comparaison : les Jeux olympiques de Paris ont été sécurisés par plus de 80’000 soldats, policiers et agents de sécurité privés. Et nous, nous pensons pouvoir défendre notre pays avec 100’000 soldats mal équipés. Et c’est justement maintenant que le conseiller fédéral Ignazio Cassis et ses diplomates veulent renoncer à la neutralité et jouer les va-t-en guerre partout dans le monde !
Nous ne devons pas nous immiscer dans les affaires des autres ; nous ne voulons pas faire entrer les guerres étrangères dans notre pays. C’est pourquoi nous devons clairement dire OUI à l’initiative sur la neutralité.
Autodétermination ou soumission à l’UE ?
La session d’automne approche. Lors de cette dernière, les jalons de la politique européenne seront posés. Les conseillers fédéraux pro-UE Ignazio Cassis (PLR) et Beat Jans (PS) ne veulent pas de référendum obligatoire sur le traité d’adhésion à l’UE. Pour eux, la majorité des cantons doit être contournée. Leur motivation est claire : les partisans de l’UE veulent à tout prix signer le traité d’adhésion, même si pour cela, il leur faut contourner nos droits démocratiques populaires.
Chères et chers délégués, seule l’UDC s’engage sans compromis pour notre démocratie et notre autodétermination. Luttons ensemble ! Pour notre Suisse !