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Transports aériens : les voisins construisent – la Suisse croise les bras

Comme la route et le rail, les transports aériens sont confrontés à des goulets d’étranglement. Les taux de croissance des passagers aériens sur les aéroports nationaux et les pronostics internationaux sur la navigation aérienne parlent un langage clair. Les slots de l’aéroport de Zurich sont complètement vendus aux heures de pointe. Les aéroports suisses ont aujourd’hui déjà de la peine à intégrer de nouvelles liaisons aériennes à grande distance dans leur programme. Des grands aéroports voisins comme Francfort et Munich sont réaménagés, mais rien de comparable ne se passe en Suisse.

Thomas Hurter
Thomas Hurter
conseiller national Schaffhausen

La navigation aérienne a besoin de perspectives de développement pour relier à l’avenir également la Suisse aux grands centres économiques du monde. Un touriste sur trois arrive en Suisse en avion. Avec leurs performances économiques directes d’une valeur de 10 milliards de francs et leurs plus de 50 000 emplois, les transports aériens apportent une contribution notable à la prospérité de la Suisse.

Les aéroports nationaux ont besoin d’aménagements urgents
En raison du manque de perspective de ses aéroports nationaux, la Suisse perd du terrain dans la concurrence internationale. Les grands aéroports suisses constituent une infrastructure nationale. L’UDC respecte certes le droit de participation des cantons et communes concernés aux décisions, mais la problématique de la navigation aérienne revêt depuis longtemps un caractère national. Un intérêt national est en jeu. Pour un pays dont les perspectives de croissance économique s’alimentent surtout sur des marchés d’outre-mer comme la Chine, l’Inde, les Etats-Unis, le Canada, le Brésil, etc., un tel développement est dangereux.

L’UDC demande le maintien des horaires de fonctionnement actuels sur les aéroports suisses et l’autorisation d’accroissements modérés de la capacité (voies de roulement rapides, procédures d’atterrissage et de décollage optimisées, etc.).

Avec le plan sectoriel de l’infrastructure aéronautique (PSIA), la Confédération définit pour chaque infrastructure aérienne le but, l’espace occupé, les bases de l’utilisation, la desserte et les conditions-cadres de l’exploitation. Le PSIA constitue donc la base de la planification, de la construction et de l’exploitation d’un aéroport (concession, règlement d’exploitation).

L’UDC s’engage pour que les délais pour les feuilles d’objet SIL soient fixés à quatre ans au maximum depuis les entretiens de coordination jusqu’à la définition de la région, en passant par les avis d’experts sur le bruit.

Transports aériens et protection du climat
Compte tenu de la consommation mondiale de combustibles fossiles (produits pétroliers, charbon, gaz), la part des transports aériens aux émissions globales de CO2 provoquées par les activités humaines représente 2,5%. Depuis les années 90, des investissements dans des avions nouveaux et plus économiques ont réduit les émissions de CO2 de 43% par vol. A partir de 2021, les trois quarts des compagnies aériennes verseront facultativement (obligatoirement à partir de 2027) une taxe dont le produit soutiendra des projets de protection du climat. Les émissions supplémentaires de CO2, que la navigation aérienne provoquera sur le plan mondial à partir de 2020, seront compensées. L’endroit où est produit le CO2 n’a pas d’importance pour le climat.

Des actions nationales isolées nuisent à la position de la Suisse en termes de navigation aérienne, alors que notre pays doit rester compétitif au niveau international. L’UDC s’oppose à des surtaxes CO2 nationales ou régionales qui nuisent à la compétitivité de la Suisse dans les transports aériens.

Thomas Hurter
Thomas Hurter
conseiller national Schaffhausen
 
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