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L’UDC rejette le Programme national Alimentation et activité physique 2008 – 2012

L’alimentation tout comme les questions touchant à la consommation de tabac et d’alcool font partie des domaines centraux de la responsabilité individuelle. La lutte contre l’obésité doit passer…

Réponse de l’Union démocratique du centre

L’alimentation tout comme les questions touchant à la consommation de tabac et d’alcool font partie des domaines centraux de la responsabilité individuelle. La lutte contre l’obésité doit passer par l’encouragement du sport et non pas par des excès bureaucratiques et réglementaires. Avant de prendre des mesures restrictives, il faut identifier exactement les conséquences négatives de l’obésité ainsi que les coûts de ce phénomène pour la collectivité. Le sectarisme pratiqué aujourd’hui à l’égard des obèses sous le couvert de la manie actuelle de la santé et de la beauté physique est déplacé. L’UDC rejette donc le programme national Alimentation et activité physique.

Ce programme poursuit en fait l’activisme excessif et confus déclenché depuis quelque temps dans le domaine de la santé. Il consiste pour l’essentiel à dépenser beaucoup d’argent, dont profitent avant tout les bureaux de conseil et les fonctionnaires du secteur de la santé, et à restreindre la liberté individuelle des citoyens. Ce programme de promotion de la santé suscite de sérieux doute comme beaucoup d’autres activités du genre déployées par l’OFSP.

Les voix qui tentent d’attirer l’attention sur les conséquences prétendument catastrophiques de l’obésité – on ne peut s’empêcher de voir une analogie avec le débat sur la mort des forêts il y a vingt ans – se font de plus en plus bruyantes. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) n’a pas hésité à rejoindre cette hystérie de l’obésité. Ainsi lit-on à la page 5 du rapport explicatif de l’OFSP que l’excès pondéral et l’obésité ont pris des dimensions épidémique au niveau mondial.

Des études scientifiques prouvent exactement le contraire
Il va de soi que l’obésité favorise certains tableaux cliniques comme, par exemple, une trop forte pression du sang. Mais les sectaires fonctionnarisés de la santé publique évitent soigneusement de dire qu’un excès pondéral réduit aussi le risque d’affections comme la maladie de Parkinson, le cancer des poumons et la maladie d’Alzheimer. Plusieurs études scientifiques prouvent que l’excès pondéral n’a pas forcément des conséquences négatives pour la santé. En novembre 2007, les autorités américaines « National Cancer Institute » et « Centers for Desease Control » ont constaté qu’un léger excès de poids réduisait le taux de mortalité. Une autre vaste étude entreprise par des spécialistes américains du cœur et de l’appareil circulatoire, enquête publiée en 2006 dans le journal médical « Lancet », a révélé que les personnes affichant un excès pondéral étaient non seulement en meilleure santé d’une manière générale, mais qu’elles mourraient moins souvent d’affections du cœur et de la circulation sanguine (Weltwoche 3/08).

A la lumière de ces études force est de constater que, par analogie aux particules fines, à la mort des forêts et au trou d’ozone, le phénomène de l’obésité sert avant tout à étendre l’interventionnisme de l’Etat et à créer de juteux postes et prébendes aux frais des contribuables, tout cela sous le prétexte de la protection de la santé. Plus il y a d’obèses, plus l’administration peut dépenser d’argent – voilà la devise.

Inutiles projets de protection de la santé
A elle seule, la fondation Promotion Santé Suisse a dépensé en 2006 quelque 17,6 millions de franc pour des projets le plus souvent d’une utilité douteuse en termes de santé publique. Par exemple, 212 330 francs ont été engagés pour prétendument promouvoir la qualité de la vie dans diverses localités suisses (aux exécutifs en majorité de gauche, cela va sans dire) comme La Chaux-de-Fonds, Yverdon, Neuchâtel ou encore Ecublens. 14 334 francs ont été dépensés pour www.tschau.ch., 8000 francs pour les rencontres interculturelles de jeunes filles « Girlzone » (il s’agit, selon le rapport, d’un « transfert d’expériences » dans des localités à forte concentrations d’immigrés) alors que la coquette somme de 130 000 francs a été versée à l’association Roundabout Moving Girls, un groupe de danse hip-hop pour jeunes filles. La fondation a par ailleurs « investi » 100 000 francs dans la fondation « Body Talk » (réalisation de courts métrages pour des discussions en groupes) et 30 000 francs pour l’affichage de panneaux expliquant des exercices de détente dans les trams zurichois (Bluetrail). Le développement de « critères de qualité migration-santé » a coûté 18 513 francs. 120 000 francs sont revenus à l’action « Jeunesse efficace: introduction en Suisse romande ». Pour les contribuables, il sera très instructif d’apprendre que 10 240 francs ont profité à « Gender Health », un site internet qui traite de sujets aussi indispensables à la santé humaine que le sexe, le féminisme, l’égalité des droits, l’examen de compatibilité Gender, le contrôle de l’égalité, etc.

Même si les dépenses absurdes de la Fondation Promotion Santé Suisse ne font pas directement l’objet de cette procédure de consultation, elles jettent aussi le discrédit sur le programme proposé ici qui s’articule autour de critères excessifs ou discutables dans ce contexte comme le caractère prétendument épidémique de l’obésité, l’élimination de discrimination ou encore l’encouragement de l’égalité des chances. Ce langage prétentieux et vide révèle très clairement l’intention politique qui se cache derrière ce programme: la rééducation de la population. En revanche, on y cherche en vain des mesures et propositions concrètes. Face à cette absence d’objectifs concrets et cette multitude de projets de recherche douteux, on ne sera guère étonné d’apprendre qu’en 2006 la Fondation Promotion Santé Suisse a dépensé 32 050 francs pour son site internet, 17 194 francs pour ses newsletter, 86 348 francs pour l’analyse des médias et même 146 194 francs pour la communication de sa nouvelle stratégie. Inutile d’ajouter un commentaire supplémentaire.

Une industrie composée de fonctionnaires des administrations publiques, de bureaux de conseil et d’autres sectaires de la santé vit aujourd’hui fort confortablement des craintes savamment instillées à la population concernant l’obésité. A notre époque de manie de la beauté physique, l’administration publique parvient très facilement à soutirer de l’argent aux contribuables pour se gonfler inconsidérément. A l’inverse, l’utilité réelle de cet activisme est égale à zéro. L’argent disparaît à gauche et à droite et lorsque toutes les mesures auront été appliquées, les citoyens ne seront plus les seuls à souffrir d’obésité, mais l’Etat traînera également beaucoup de graisse inutile. L’UDC demande que l’on revienne à des mesures simples comme l’encouragement du sport et de l’activité physique, notamment à l’école obligatoire. L’UDC insiste sur la nécessité de traiter les citoyennes et les citoyens en personnes responsables et de renoncer à toute atteinte inutile à la liberté individuelle des gens.

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