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Journal du parti Franc-parler septembre 2018

Défendre la liberté et la sécurité

Une chose étrange s’est produite: les syndicats et, dans la foulée, le PS également réalisent tout à coup que l’accord-cadre institutionnel prévu, qui lie notre pays à l’UE et supprime l’indépendance de la Suisse, serait un désastre pour notre pays. Ils réalisent enfin que l’UE exige de pouvoir édicter à l’avenir les lois qui s’appliqueront chez nous. Car c’est bien là le sens de cet innommable contrat de servage. Il n’y aurait ainsi plus aucune place pour des mesures d’accompagnement spécifiques, ce qui dérange la gauche.

La gauche doit en outre enfin admettre que les travailleurs, qu’ils prétendent apparemment représenter, ont peur de la libre circulation des personnes et qu’ils refusent cette dernière, surtout en raison de la pression sur les salaires qu’elle implique. La gauche laisse tomber les travailleurs.

La gauche veut elle aussi décider elle-même des lois
La gauche va-t-elle également prendre conscience de ce qui se passerait si leurs propres lois étaient édictées non plus par la Suisse, mais par l’UE. Il faut l’espérer !

La logique voudrait donc que la gauche refuse maintenant elle aussi l’accord-cadre et qu’elle soit enfin contre l’adhésion à l’UE.
Mais elle est piégée: elle était en effet jusqu’ici la force qui poussait notre pays dans l’UE et qui, avec l’accord-cadre, voulait faire supporter à la Suisse un contrat de servage, contrat selon lequel ce ne seront plus les Suisses qui décideront de leur avenir, mais les représentants de l’UE.

Tous les Suisses sont concernés
Des années durant, la gauche et les partis du centre se sont fourvoyés avec la politique européenne.

Et voilà que nous y sommes enfin: aujourd’hui, la gauche ne veut pas de droit européen pour la protection des travailleurs, mais demain il concernera tous les Suisses et pratiquement dans tous les domaines: pour les impôts, pour la citoyenneté, pour les subsides, pour le traité de libre-échange, pour la réglementation des transports, pour le renvoi des criminels, pour la politique des réfugiés, pour ne citer que quelques exemples. La Suis­se n’aurait tout simplement plus rien à dire. Notre liberté, notre sécurité et notre bien-être seraient détruits.

Conserver l’autodétermination
Pour l’UDC, les choses étaient claires dès le début: la Suisse veut décider elle-même de ses lois. Il n’est pas question d’abandonner le pouvoir législatif souverain à l’UE. C’est la ligne rouge. Elle ne doit pas être franchie: l’accord-cadre institutionnel fera de la Suisse une colonie de l’UE.

Qui est le législateur?
La question la plus importante qui se pose dans un Etat est de savoir qui est le législateur? En Suisse, c’est le peuple suisse. Mais il serait le cas échéant dépouillé de ses prérogatives. C’est pourquoi il faut impérativement dire oui à l’initiative sur l’autodétermina­tion du 25 novembre 2018. Puis, si l’accord-cadre est soumis au peuple, il faudra le refuser.

Il faut résister
L’UE va évidemment augmenter la pression sur la Suisse: «Et si tu n’es pas d’accord, je vais utiliser la force.» Il en résultera des inconvénients et des pressions, comme Bruxelles a déjà essayé de le faire avec la non-reconnaissance de l’équivalence boursière. Cela étant, ce n’est pas la première fois dans notre histoire que la Suisse subit la pression de l’étranger. C’est un appel à la résistance !
La Suisse doit désormais se préparer. Elle doit se préparer à prendre des décisions et le cas échéant des contre-mesures appropriées. Rappelons que l’UE exporte chaque année pour 133 milliards en Suisse et que la Suisse exporte seulement pour 117 milliards dans l’UE. Le conseiller fédéral Ueli Maurer a déjà demandé des mesures provisionnelles. Il faut espérer que cela passe la rampe du Conseil fédéral et du Parlement.

Il est urgent que la Berne fédérale parle enfin clairement à Bruxelles. L’UE doit reconnaître et accepter que la Suisse n’entend renoncer en aucun cas à son indépendance, à sa liberté et à sa sécurité, à sa démocratie directe. unique en son genre et au fédéralisme.

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SVP anc. conseiller national (ZH)
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