Dire NON au traité d’adhésion à l’UE, c’est défendre notre agriculture et notre sécurité alimentaire

La Suisse n’a pas construit sa prospérité en renonçant à sa souveraineté mais grâce à son indépendance, à ses institutions démocratiques et à une agriculture forte, ancrée dans ses terroirs et spécificités. Aujourd’hui, le traité d’adhésion à l’Union européenne met en péril cet équilibre.

Céline Amaudruz
Céline Amaudruz
conseillère nationale Genève (GE)

Derrière les promesses d’accès facilité au marché se cache une réalité beaucoup plus inquiétante : la reprise automatique du droit européen, y compris dans les domaines agricoles et alimentaires.

Pour nos agriculteurs, les conséquences seraient lourdes. La pression sur les prix, déjà forte, s’accentuerait face à une concurrence européenne produisant à moindre coût. Les projections montrent que, dans un scénario de libéralisation accrue, les revenus agricoles pourraient chuter drastiquement, mettant en danger de nombreuses exploitations familiales. Les spécificités suisses, comme l’agriculture de montagne, seraient reléguées sur le banc de touche de la gargantuesque bureaucratie de Bruxelles.

La sécurité alimentaire : un enjeu vital
Aujourd’hui, la Suisse peut fixer ses propres standards : protection des animaux, interdiction des OGM, exigences de qualité élevées… Demain, ces choix pourraient être dictés par Bruxelles. L’intégration dans un « espace commun » alimentaire impliquerait notamment une harmonisation des règles et une perte de maîtrise sur ce que nous produisons et consommons.

En tant qu’active dans le secteur de la meunerie, je mesure également chaque jour l’importance de la proximité, de la traçabilité et de la qualité. La sécurité alimentaire ne se décrète pas à Bruxelles : elle se construit sur le terrain, avec des producteurs responsables et un cadre adapté à nos réalités.

Dire NON à ce traité, ce n’est pas refuser la coopération. La Suisse a toujours su entretenir des relations constructives avec ses partenaires européens. Mais cette coopération doit rester équilibrée, respectueuse de notre souveraineté et de nos intérêts. Défendre nos paysans, c’est défendre notre capacité à nous nourrir nous-mêmes. Dans un monde toujours plus instable, cette capacité est tout bonnement vitale.

Le moment venu, disons donc clairement NON au traité d’adhésion à l’UE, qui affaiblirait notre sécurité alimentaire et notre agriculture suisse.

Céline Amaudruz
Céline Amaudruz
conseillère nationale Genève (GE)
 
Nous utilisons des cookies pour personnaliser le contenu et les publicités, proposer des fonctionnalités pour les médias sociaux et pour analyser l'accès à notre site. Nous fournissons également des informations sur l'utilisation de notre site Web à nos partenaires des médias sociaux, de la publicité et de l’analyse.Voir les détails Voir les détails
Je suis d'accord