Journal du parti Franc-parler Mai 2026

Affaire Fischer : Quand l’État s’affranchit des règles qu’il impose aux citoyens

Avez-vous déjà vu des magistrats ou des hauts fonctionnaires de l’État devoir répondre des fautes commises dans l’exercice de leurs fonctions ? Moi pas !

Après des années de bataille juridique, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) s’est vu contraint de divulguer les contrats d’achat des vaccins COVID-19 conclus avec les laboratoires pharmaceutiques. Il est alors apparu que la directrice de l’OFSP, Anne Lévy, et l’ancien chef de l’armée, Thomas Süssli, avaient signé des contrats à hauteur de plusieurs milliards de francs, lesquels stipulaient que les fournisseurs pharmaceutiques ne garantissaient pas l’efficacité des vaccins et se dégageaient de toute responsabilité en cas de problème.

Des contrats illégaux
Au même moment, les médias se sont lancés dans une chasse aux sorcières contre l’entraîneur suisse de hockey sur glace : Patrick Fischer. En effet, pen-dant la période de pandémie de coronavirus, ce dernier a été condamné à une amende pour avoir falsifié un certificat de vaccination. Interrogée à ce sujet, la directrice de l’OFSP, Anne Lévy, a déclaré : «C’est à M. Fischer d’expliquer pourquoi il a agi ainsi. Quoi qu’il en soit, les règles doivent être respectées.»

Dès lors, qu’en est-il des règles applicables aux hauts fonctionnaires ? Ne sont-ils pas, eux aussi, tenus de respecter la loi ? Après tout, le principe de transpa-rence est garanti par la Constitution. Ces contrats n’auraient donc jamais dû être tenus secrets. Le Code civil suisse déclare en outre que de tels contrats de non-divulgation sont illégaux. En tant que simple citoyen, je ne pourrais jamais conclure de tels contrats, mais il semblerait que d’autres règles s’appliquent à l’État !

Des doses de vaccin valant 1,3 milliard ont été détruites
Le droit fédéral exige en outre de ses fonctionnaires qu’ils gèrent l’argent des contribuables de manière responsable. Or, l’année dernière, la Confédération a discrètement éliminé des doses de vaccin inutilisées contre le coronavirus d’une valeur de 1,3 milliard de francs. Un gigantesque gaspillage de l’argent des contribuables. Un fonctionnaire ou un politicien a-t-il dû en répondre ? La réponse est non ! À l’État, on peut apparemment tout se permettre !

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par l’auteur
UDC conseiller national (SO)
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