Journal du parti Franc-parler Mai 2026

Une voix de gauche contre l’immigration de masse

Rudolf Strahm critique vivement le fait que les partis et les politiciens de gauche occultent les conséquences sociales d’une forte immigration.

Rudolf Strahm, économiste, ancien conseiller national PS et surveillant des prix, compte parmi les voix les plus influentes de la gauche suisse et, à l’instar des syndicalistes qui partagent ses positions, prend l’initiative pour la durabilité, ou du moins les préoccupations qui la motivent, très au sérieux.

Il reproche à son propre parti un « hypermoralisme », alors même que ce dernier ignore les problèmes concrets tels que la pénurie de logements, la hausse des loyers et la pression sur les infrastructures. De fait, il critique les partis de gauche qui refusent de voir les conséquences sociales de l’immigration de masse.

La fin de la libre circulation des personnes ? « Une campagne alarmiste infondée »
La pression sur les salaires et la hausse des coûts dues à une immigration effrénée sont une réalité qui pèse particulièrement sur les travailleurs du secteur privé et les employés à bas salaire. Rudolf Strahm y voit un échec de la gauche, qui laisse de plus en plus à l’UDC le soin de répondre aux préoccupations de la « classe ouvrière » sur cette question.

Il réclame des mesures efficaces pour défendre le marché du travail national et résoudre les problèmes liés à l’immigration. Ce faisant, il dénonce l’attitude « d’esquive et d’attentisme » des partis de gauche. De plus, il juge d’ « alarmisme creux » l’argument des opposants selon lesquels l’acceptation de l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! » entraînerait automatiquement la résiliation de la libre circulation des personnes avec l’UE.

Une forte immigration exerce une pression sur les salaires
Dans leur campagne du « non », les syndicats affirment qu’un « oui » à l’initiative pour la durabilité entraînerait une baisse des salaires en Suisse. C’est faux : une immigration excessive met les salaires sous pression dans de nombreux secteurs, les travailleurs immigrés étant souvent payés moins pour un travail équivalent. De plus, une immigration importante et durable constitue l’un des principaux facteurs de stagnation des salaires en Suisse. Ceux qui veulent remédier à ces problèmes voteront « oui » le 14 juin.

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