Journal du parti Franc-parler août 2013

OUI à la révision de la loi sur le travail

Le 22 septembre, le peuple choisira si les shops des stations essences, qui sont d’ores et déjà ouverts 24h/24, auront la permission de vendre la gamme complète de leurs produits au cours de la nuit. Pour l’heure, une partie de l’assortiment doit être recouverte d’une bâche entre 01h00 et 05h00 car ces produits n‘ont pas le droit d‘être vendus. La fin de cette absurdité est proche.

Contrairement à ce qu’affirment les référendaires, la révision de la loi sur le travail sur laquelle les citoyens se prononceront le 22 septembre prochain ne vise ni une libéralisation des heures d’ouverture ni un dérèglement du droit du travail. La révision vise tout simplement à mettre un terme à la situation aberrante que nous connaissons actuellement.

Les shops des stations-service ouverts 24 heures sur 24 proposent toutes sortes d’articles dans leur assortiment. Curieusement, ces commerces ne peuvent vendre l’intégralité de leur assortiment qu’entre des plages horaires déterminées. Entre 01.00 et 05.00, la vente de divers produits n’est pas autorisée. C’est pour cette raison que peu avant 01.00, les collaborateurs des shops doivent se livrer à un étrange exercice : bâcher certains rayons qui contiennent des articles « interdits ». Ils veilleront à n’oublier de déployer aucune bâche, au risque de devoir expliquer avec beaucoup de tact aux clients pourquoi la vente de tel ou tel article n’est pas autorisée.

Des prescriptions tatillonnes déterminent en effet ce qui peut être vendu et ce qui ne peut pas être vendu. Les produits bannis sont ceux qui ne peuvent pas être consommés sur place comme les déodorants, les saucisses à rôtir ou les bouquets de fleurs. Parfois, la distinction est moins évidente, la discussion quant à une consommation sur place ou pas peut être ouverte, de sorte que les vendeurs doivent recourir à des aide-mémoire. L’administration déploie ainsi d’intenses efforts pour déterminer ce qui est absolument nécessaire ou pas pour les consommateurs tout en compliquant la tâche des personnes travaillant dans les shops. Pour les entreprises, cet excès de bureaucratie entraîne des dépenses supplémentaires qui nuisent à leur compétitivité.

La révision de la loi sur le travail vise à mettre fin à cette restriction arbitraire de l’assortiment imposée par l’Etat. Elle ne vise ni à étendre les heures d’ouvertures, compétence cantonale, ni à restreindre les droits des travailleurs. Au contraire, un refus de la révision -tel que préconisé par les milieux syndicaux- entraînerait des conséquences négatives sur l’emploi, par une réduction des effectifs dans les shops. En effet, certains shops n’ont pas la masse critique nécessaire pour être rentables, si leur assortiment est limité.

Enfin, les emplois générés dans la vente et dans les shops sont très demandés, notamment par les étudiants, et sont particulièrement bienvenus dans notre société qui exige des niveaux de qualifications toujours plus élevés. Les emplois à temps partiel offerts dans les shops permettent aussi à des personnes de mieux concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale.

La nouvelle réglementation, qui ne cible que les commerces pouvant déjà ouvrir toute la nuit, est soutenue tant par le Conseil fédéral que par une large coalition de partis. Voilà pourquoi je m’engage en faveur de la révision de la loi sur le travail le 22 septembre prochain.

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par l’auteur
UDC conseillère nationale (GE)
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