Journal du parti Franc-parler mars 2017

La trahison, du Palais fédéral au mausolée de la démocratie

Le 16 décembre dernier, la démocratie directe a trouvé la mort au Palais fédéral, assassinée par bon nombre de celles et ceux qui avaient pourtant juré de la respecter. A l’exception de l’UDC, désormais seul parti respectueux de notre système démocratique, la totalité de la classe politique a fait fi des décisions du souverain pour complaire à Bruxelles où nombre de séides étaient allés prendre leurs ordres.

 

Puisque Berne a trahi, il revient maintenant aux cantons de reprendre dans leur charte fondamentale ce que peuple et cantons ont décidé le 09 février 2014. Après le Tessin, Genève et le Valais, c’est maintenant Neuchâtel qui a déposé son propre texte le 09 février dernier, trois ans après le dimanche historique.

Redonner vie à notre démocratie
Pourquoi une telle démarche dans la mesure où Berne a clairement mis en évidence qu’aujourd’hui, ce sont les diktats de l’Europe qui priment sur notre démocratie ? Parce qu’accepter, c’est renoncer. Si personne ne reprend le flambeau, le pronunciamiento de décembre ne manquera pas d’être suivi de beaucoup d’autres chaque fois que le peuple ne suit pas les autorités, ce qui arrive de plus en plus fréquemment. Bouffis d’orgueil et de mépris, nos représentants ne manqueront pas de mettre en avant telle ou telle excuse pour justifier le fait que leurs esprits éclairés ne sauraient donner raison à la plèbe. Plus encore que la protection de la main d’œuvre établie en Suisse, il s’agit ici de redonner vie à notre démocratie si malmenée depuis un certain temps.

C’est à nous de rappeler aux spadassins vendus à leurs maîtres européens que les Suisses choisissent leur destin en toute liberté depuis 1291 même s’il faut bien admettre que le monde politique cherche désormais à réserver cette prérogative à son usage exclusif. Comme disait Mauriac, une certaine qualité de gentillesse est toujours signe de trahison. Face aux gentils munichois, montrons-nous forts et patriotes; on tond les moutons, pas les lions.

 

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par l’auteur
Yvan Perrin
UDC anc. conseiller national (NE)
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