Animaux déjà protégés, recherche sauvée !

Fribourg, Université, Centre de recherche et de l’animalerie. Ici, des hommes et des femmes, chercheurs, travaillent au service de notre santé, cherchent à améliorer les traitements contre les maladies, contribuent à créer et à produire des médicaments performants. Voilà ce que l’initiative populaire « Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine » du 13 février prochain voudrait supprimer ! D’emblée, il faut dire « non » à cette initiative extrême et dangereuse.

Pierre-André Page
Pierre-André Page
conseiller national Châtonnaye

Protéger les petites souris blanches et autres animaux, mais bien sûr… c’est déjà ce qui se fait ! Tout chercheur s’appuie sur différents modèles informatiques, in vitro et in vivo. L’expérimentation animale n’est pas un projet en soi mais s’inscrit comme une étape dans un protocole de recherche qui privilégie d’abord d’autres méthodes techniques. Nos chercheurs sont soumis à des contraintes administratives rigoureuses, notre pays disposant aujourd’hui, en matière d’expérimentation animale, de l’une des plus strictes législations au monde ! Ils travaillent sous le contrôle d’une commission vétérinaire au sein de laquelle siègent des représentants de la SPA, des vétérinaires.

L’expérimentation animale est et reste nécessaire, par exemple, en oncologie neuroréhabilitation ou immunologie. Rappelons-nous que, sans expérimentation animale, ni la pénicilline ou l’insuline n’auraient pu être développées. Et, plus près de nous, sans la recherche effectuée depuis une vingtaine d’années autour de la méthode RNA (technologie utilisant le séquençage à haut débit, méthode basée sur la recherche animale), les vaccins contre la Covid-19 n’auraient jamais pu être mis au point aussi rapidement.
Mais il y a d’autres dangers : accepter cette initiative, c’est tuer la recherche dans notre pays, donc perte d’emplois, de compétitivité. Et en cas d’acceptation, il y aurait interdiction d’importer tout médicament développé à l’aide d’expériences sur les animaux, nouveaux médicaments, produits phytosanitaires ou chimiques, compléments alimentaires, etc. Des conséquences néfastes donc pour notre santé, notre économie, notre pôle de recherche suisse.
La recherche fondamentale est indispensable sur les animaux, car l’homme ne peut être utilisé comme « outil de laboratoire ». Faisons confiance à notre législation, aux compétences et au savoir-faire de nos chercheurs, soucieux aussi du bien-être des animaux.
Et même si l’initiative dit « oui à l’interdiction », n’oubliez pas de voter « non » !

Pierre-André Page
Pierre-André Page
conseiller national Châtonnaye
 
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