Nos adversaires investissent des millions de francs dans leur campagne alarmiste. Nous pouvons néanmoins remporter ce scrutin si nous allons tous voter. Ensemble, envoyons un signal fort en faveur d’une immigration contrôlée.

Les opposants affirment que si l’UE dénonce l’accord Dublin, tous les demandeurs d’asile déboutés de l’UE viendront en Suisse.
Il s’agit là d’une pure propagande alarmiste. Nous pouvons très facilement adapter notre loi sur l’asile : toute personne ayant déjà déposé une demande d’asile dans l’UE ne peut pas en déposer une deuxième en Suisse. Fin de la discussion.
Le conseiller fédéral socialiste Beat Jans affirme que si l’initiative était acceptée, il faudrait « fermer l’hôpital universitaire de Bâle du jour au lendemain ».[1]
S’agit-il encore d’une inexactitude ou déjà d’un mensonge ? Si l’initiative est acceptée, environ 40’000 personnes pourraient encore immigrer chaque année. De plus, l’hôpital de Bâle emploie majoritairement des frontaliers. Ceux-ci ne font pas partie de la population résidente et ne sont donc pas concernés par l’initiative. Beat Jans le sait parfaitement.
Les opposants affirment que les immigrés financent notre AVS.
Cette affirmation est fausse, voire dangereuse. 5 immigrés sur 10 ne travaillent pas et ne paient donc pas de cotisations AVS. L’autre moitié, qui travaille, aura également droit à une rente plus tard. Mais comme il leur manque des années de cotisation, l’AVS ne suffira pas. Ils auront donc besoin de prestations complémentaires. Cela vaut également pour les nombreux étrangers qui travaillent dans des secteurs à bas salaires. Il s’agit d’une véritable bombe à retardement pour nos œuvres sociales.
La conseillère nationale socialiste Jacqueline Badran affirme que « L’immigration n’a aucune incidence sur les loyers. »
Rien qu’en raison de l’immigration, il faut construire chaque année environ 40’000 logements supplémentaires en Suisse. 4 logements sur 5 sont construits pour les immigrés. Nous n’arrivons plus à suivre le rythme des constructions. Plus de monde signifie plus de demande. Plus de demande signifie des prix plus élevés. Les loyers explosent en raison de l’immigration massive. Si l’on veut des logements abordables et une Suisse où il fait bon vivre, il faut s’attaquer aux causes du problème.
Les opposants affirment que, si l’initiative est adoptée, la Suisse ne disposera plus d’un personnel de santé suffisant.
Même en cas de OUI, quelque 40’000 personnes pourront toujours immigrer chaque année, y compris donc des médecins et du personnel soignant. Quelle est la situation actuelle ? Seule une fraction des immigrés travaille effectivement dans le secteur de la santé ( 1% des médecins et 0.5% du personnel soignant !) Seuls 1.5% des immigrés (en 2025) travaille effectivement dans la médecine et les soins, alors que 100’000 personnes arrivent chaque année, qui elles-mêmes ont besoin de médecins et de soignants. C’est une spirale sans fin.
Le conseiller fédéral socialiste Beat Jans affirme que son collègue UDC Guy Parmelin s’oppose lui aussi à l’initiative pour la durabilité
Les allégations de Beat Jans sont tout bonnement scandaleuses. Son collègue du Conseil fédéral, Guy Parmelin, doit défendre à l’extérieur l’opinion de la majorité du Conseil fédéral, c’est le principe de collégialité qui prévaut. En tant qu’électeur toutefois, Guy Parmelin est clairement favorable à une immigration contrôlée et donc à l’initiative pour la durabilité « Pas de Suisse à 10 millions ! »