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Agriculture
éditorial

L’urgence alimentaire

Afin de parer à la crise alimentaire imminente due à la situation en Ukraine, les parlementaires UDC sont intervenus afin de demander au Conseil fédéral des mesures provisoires et concrètes, permettant de renforcer la production de denrées alimentaires indigènes.

Jacques Nicolet
Jacques Nicolet
conseiller national Lignerolle

La situation actuelle en Ukraine va nous conduire pour quelques années vers une crise alimentaire de niveau mondial et nous ne serons pas épargnés. Cette crise, additionnée à la perte des terres agricoles enregistrée ces 30 dernières années de l’ordre de 1m2 par seconde (environ 8,5ha par jour), nous rendra encore plus tributaires des importations de denrées alimentaires.

Ces terrains qui pour une grande partie ont été pris dans les meilleures terres cultivables, ne sont aujourd’hui plus disponibles à la production agricole. Ils ont été consacrés à la construction de diverses infrastructures et de logements afin de répondre à la croissance de la population en Suisse de près de 30% en 30 ans, dépassant les 8,7 millions d’habitants aujourd’hui.

Agir aujourd’hui pour pouvoir manger demain
Nous savons que la production de denrées alimentaires ne se fait pas d’un coup de baguette magique, mais qu’il faut tout d’abord disposer des plants ou des graines pour les mettre en terre avant d’attendre plusieurs mois nécessaires au développement et la maturation de la culture. Ce sont donc les mesures que nous prendrons aujourd’hui qui seront la nourriture des prochaines années, et il ne s’agit pas d’un affaiblissement de la biodiversité, mais bien de mesures concrètes, comme par exemple :

  • Remplacer les 3’500 hectares consacrés à des pratiques culturales improductives, telles que jachères et bandes culturales extensives, par des cultures assurant la production de denrées alimentaires.
  • Suspendre le prochain train d’ordonnances du Conseil fédéral qui prévoit de consacrer à la promotion de la biodiversité 3,5% des 400’000ha de terres assolées (14’000ha), ce qui permettrait la production de denrées alimentaires sur l’ensemble des terres assolées.
  • Surseoir aux mesures de réduction de production et permettre une marge de tolérance pour les apports d’intrants dans les bilans de fumure.
  • Faire face à la pénurie imminente des sources protéiques pour l’affouragement des animaux en autorisant à nouveau l’utilisation des protéines animales parfaitement adaptées à certaines catégories d’animaux, telles que la volaille et les porcs.
  • Parer aux stocks alimentaires insuffisants face à une crise majeure en stimulant et encourageant la production de céréales panifiables, d’oléagineux, de pommes de terre, de divers légumes et de betteraves à sucre.
  • Mettre les moyens financiers à disposition pour assurer ces différentes mesures.

Alors que nous sommes déjà tributaires de l’importation pour la moitié du contenu de nos assiettes et que cette crise va encore renforcer notre dépendance, il est de notre responsabilité de prendre des mesures concrètes pour assurer l’approvisionnement de notre population en denrées alimentaires indigènes.

Jacques Nicolet
Jacques Nicolet
conseiller national Lignerolle
 
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