Prenons de réelles mesures contre le terrorisme

En tant qu’homme politique, il y a deux valeurs que je considère particulièrement importantes à défendre, soit la confiance entre l’Etat et le citoyen ainsi que la liberté et la sécurité, car les deux mots ne vont pas l’un sans l’autre.

Michaël Buffat
Michaël Buffat
conseiller national Vuarrens

Une des bases du succès de la Suisse, c’est la confiance de l’Etat dans les citoyens qui forment notre pays. Notre système politique est une construction qui vient d’en bas, qui prend ses racines dans la réalité du terrain et de notre histoire. C’est le citoyen qui confie les tâches à l’Etat qu’il n’arrive pas régler seul. Les communes aux cantons et ces derniers à la Confédération. Ce fédéralisme est un élément clé du succès de notre pays et il contribue grandement à la confiance mutuelle qui existe entre le citoyen et l’Etat. Plus les décideurs sont proches des réalités de ceux qu’ils gouvernent, plus le pays se porte bien.

D’ailleurs chez nous, le souverain c’est le peuple et le nombre impressionnant de signatures récoltées pour ce référendum dans un délai si court montre bien que le peuple n’est pas près d’abandonner son pouvoir.

Grâce à un système de milice très développé, que ce soit militaire ou politique, la Suisse fait figure d’exception. Le principe de défense de milice avec des citoyens possédant leur arme à la maison est profondément ancré dans la population. Le fait que la Confédération confie une arme au citoyen-soldat, et que ce dernier la conserve à la maison, procède à des tirs hors service en maintenant ainsi son niveau de préparation, est un élément étranger pour les membres de l’Union européenne.

La Confédération doit maintenir la confiance dans ses citoyens
Cette directive de l’Union européenne fait suite à plusieurs actes terroristes qui ont frappé notre continent. Or, un durcissement de la loi n’aura aucun impact dans la lutte contre le terrorisme. En effet, aucun acte terroriste n’a été commis avec des armes acquises de manière légale. L’argument de lutte contre le terrorisme est tellement peu crédible que même la Conseillère fédérale Keller-Sutter n’ose plus l’utiliser.

Si nous voulons lutter de manière efficace contre le terrorisme, il y a lieu de prendre des mesures contre le trafic illégal d’armes à feu et non de durcir l’accès aux armes pour les tireurs et les honnêtes citoyens.

A relever que les différents durcissements de la loi sur les armes auront pour conséquences une augmentation nette de tâches administratives pour les polices cantonales. Ces dernières devront contrôler une centaine de milliers de possesseurs d’armes intègres. Les ressources affectées pour ces contrôles manqueront évidemment sur le terrain. Il a déjà été dit, mais avant la votation sur Schengen, le Conseil fédéral avait assuré dans le livret de votation que les « craintes » que « notre législation sur les armes ne devienne extrêmement restrictive » en raison de Schengen étaient « infondées ». Les sociétés de tireurs qui avaient alors soutenu l’adhésion en faisant confiance au gouvernement ont été clairement trompées. Ce sont les mêmes qui nous trompent en prédisant qu’en cas de refus de la loi sur les armes, notre pays serait exclu de Schengen et Dublin. Les deux parties profitent de cet accord, et dans certains domaines, l’Union européenne en profite même plus que la Suisse.

Pour conclure, je vous invite à refuser cette loi qui ne fait que d’apporter des contraintes aux honnêtes citoyens sans apporter plus de sécurité.

Pour plus d’informations : eu-diktat-nein.ch/fr/

Michaël Buffat
Michaël Buffat
conseiller national Vuarrens
 
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