Protéger nos frontières, c’est aussi protéger nos terres agricoles

En tant qu’agriculteur, je sais ce que représente un hectare de bonne terre. Une terre fertile se cultive avec respect et passion, puis se transmets de génération en génération. Or chaque année, les surfaces agricoles diminuent en Suisse de plus de 5ha par jour, pour la construction de logements, de routes et d’ infrastructures.

Jacques Nicolet
Jacques Nicolet
conseiller national Lignerolle (VD)

Cette évolution n’est toutefois pas une fatalité ; elle est la conséquence d’une croissance démographique qui n’est plus maîtrisée. Plus notre population augmente, plus il faut construire : des logements, des écoles, des routes ainsi que des infrastructures, et pour un petit pays comme la Suisse, ce sont les bonnes terres agricoles qui en paient le prix fort.

Notre politique migratoire et notre politique d’asile ne peuvent pas être considérées indépendamment de l’aménagement du territoire. Depuis l’introduction de la libre circulation des personnes, la population suisse a augmenté de plus de 1.5 million de personnes. L’immigration illégale et les abus de l’asile contribuent eux aussi à cette pression démographique. Continuer ainsi, c’est accepter que notre pays se recouvre toujours davantage de béton.

Une contradiction claire
Pour un agriculteur, la contradiction est difficilement compréhensible. D’un côté, on exige de nous toujours davantage pour préserver les ressources naturelles et garantir une production durable. De l’autre, la Suisse laisse disparaître de précieuses terres cultivables dont nous avons besoin pour nourrir la population.

L’initiative pour la protection des frontières apporte une réponse concrète à une partie du problème. Elle veut reprendre le contrôle de nos frontières, empêcher l’entrée illégale en Suisse et limiter l’asile aux personnes qui ont réellement besoin de notre protection. Elle prévoit notamment que les personnes arrivant par un pays tiers sûr ne puissent plus entrer en Suisse pour y déposer une demande d’asile.

Protéger nos terres fertiles
Protéger notre territoire commence par décider qui peut entrer et rester dans notre pays. Nous ne pouvons pas accueillir toujours davantage de personnes tout en prétendant préserver indéfiniment nos paysages, nos villages et nos terres agricoles.

Nos champs ne sont pas une réserve de terrains à bâtir. Ils sont notre outil de travail, notre garde-manger et un héritage que nous devons transmettre aux générations futures.

Protéger nos frontières, c’est aussi protéger notre terre. C’est pourquoi je soutiens l’initiative pour la protection des frontières.

Jacques Nicolet
Jacques Nicolet
conseiller national Lignerolle (VD)
 
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