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Journal du parti Franc-parler juillet 2018

L’argent du chômage pour les frontaliers: NON aux diktats de l’UE

L’UE décide et la Suisse obéit sans un mot? Le 21 juin 2018, les ministres des affaires sociales de l’UE ont décidé de changer les règles des versements des indemnités chômage aux frontaliers. A l’avenir, les prestations ne seront plus versées par l’Etat du domicile du frontalier, mais par celui où le chômeur a travaillé. La nouvelle ordonnance doit encore être approuvée par le Parlement européen, ce qui ne semble toutefois être qu’une pure formalité.

Si la nouvelle réglementation était introduite en Suisse, nous devrions immédiatement assumer la pleine et entière responsabilité financière pour chaque frontalier employé dans notre pays et qui a perdu son travail. Compte tenu de la libre circulation des personnes, nous avons accueilli entretemps pas moins de 320’000 frontaliers. La nouvelle réglementation va bien au-delà de ce qui était prévu à l’époque. Aujourd’hui, l’assurance chômage suisse ne doit verser l’indemnité de chômage que pendant les trois à cinq premiers mois. Le montant des prestations est basé sur les taux pratiqués dans l’Etat de résidence. Passé ce délai, c’est ce dernier qui est responsable.

Des coûts supplémentaires estimés à plusieurs centaines de millions
Selon les estimations du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM), ce changement de paradigme nous coûterait plusieurs centaines de millions de francs par année. Certains experts estiment même que ce montant pourrait avoisiner le milliard de francs.

Le Conseil fédéral a confirmé que la modification souhaitée par l’UE entraînerait une révision de l’accord sur la libre circulation. Le Conseil fédéral indique toutefois également que la Suisse n’est pas contrainte de reprendre la nouvelle réglementation. Une adaptation de l’accord sur la libre circulation et de ses annexes serait soumise, selon l’ampleur du changement, à l’approbation du Conseil fédéral ou du Parlement au niveau national.

Un gouvernement sans ressort, un Parlement ébranlé
La réponse du gouvernement suisse peut paraître rassurante aux yeux des personnes inexpérimentées en politique. Mais celui qui connaît notre Conseil fédéral et notre Parlement ne se laissera pas pour autant tranquilliser par ces belles paroles. Nous avons en effet bien trop souvent dû constater comment ces derniers réagissent lorsque l’UE met la pression. Et nous avons également dû souvent observer à quel point les intérêts de l’UE surpassaient sans scrupule les intérêts des citoyennes et des citoyens suisses. En tant que Tessinois, on songe inévitablement à la stricte priorité de la main-d’œuvre indigène et au contrôle de l’immigration, comme elles ont été acceptées par le peuple et les cantons et comme la Constitution fédérale l’exige, mais qui n’ont pas encore été mises en œuvre à ce jour.

Nos autorités et notre législateur sont très rapides lorsqu’il s’agit de suivre les règles et les lois de l’Union européenne. Ce qui n’est pas surprenant. Nous savons tous qu’il existe dans notre pays de nombreuses personnes et organisations qui travaillent d’arrache-pied pour que le droit international soit automatiquement repris dans notre législation. Les mêmes milieux aimeraient bien passer la muselière au peuple suisse afin qu’il ne soit pas enclin une fois de plus, avec ses «mauvaises» décisions, à s’immiscer dans la politique de l’élite.

L’UDC agit
L’UDC a décidé, en ce qui concerne la question de l’indemnité chômage pour les frontaliers, d’agir rapidement et avec détermination. Il est prévu de faire passer, via les cantons, un message clair à Berne. Des interventions et des initiatives exigeant le maintien des règles existantes et la défense de nos intérêts ont d’ores et déjà été transmises aux différents parlements cantonaux. Nous ne voulons suivre aucun ordre du Parlement européen qui nous coûterait beaucoup d’argent et qui ne nous apporterait rien. Nous voulons protéger la Suisse en tant que nation indépendante, libre et souveraine.

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