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Résolution

Résolution de l’UDC pour renforcer l’agriculture suisse

Réunie en congrès spécial le 31 octobre 2009, l’UDC Suisse adresse les revendications suivantes au Parlement et au Conseil fédéral dans le but de sauvegarder et de renforcer l’agriculture suisse…

Réunie en congrès spécial le 31 octobre 2009, l’UDC Suisse adresse les revendications suivantes au Parlement et au Conseil fédéral dans le but de sauvegarder et de renforcer l’agriculture suisse:

  • abandonner les négociations sur un accord de libre-échange agricole avec l’UE. L’agriculture suisse ne peut pas se battre à armes égales contre la concurrence UE (voir l’expérience de la libéralisation du marché du fromage). Le libre-échange entraînerait une baisse du revenu agricole jusqu’à 50% et donnerait le coup de grâce aux familles paysannes suisses.
  • mandater la délégation suisse de proposer l’exclusion de l’agriculture et des denrées alimentaires des négociations menées dans le cadre de l’OMC et de combattre les objectifs du cycle de Doha. Il faut de surcroît que chaque Etat puisse veiller à la sécurité de son approvisionnement et à la sauvegarde de sa souveraineté alimentaire. La conclusion du cycle de Doha aurait des effets désastreux pour l’agriculture.
  • édicter un arrêté fédéral urgent donnant force obligatoire générale à un dispositif de contrôle de la quantité de lait sur la base du droit privé afin que tous les producteurs soient tenus de le respecter. Le but est de garantir un prix du lait qui permet aux familles paysannes d’assumer elles-mêmes la responsabilité de leur avenir.
  • réviser les dispositions de la loi sur l’aménagement du territoire concernant l’espace rural. La substance construite existante et viabilisée doit pouvoir être exploitée complètement et de manière plus flexible; il doit être permis de l’agrandir, de la transformer ou de la démolir et de la reconstruire. La surface limitée qui reste encore à disposition de l’agriculture ne doit pas être sacrifiée pour la renaturation des rivières ou l’extension des forêts.
  • renoncer à la création d’une réserve au bilan pour des mesures d’accompagnement dans l’agriculture. Le Conseil fédéral et le Parlement doivent concrétiser leur volonté de sauvegarder une agriculture indigène en prenant des mesures encourageant les structures décentralisées et les exploitations multifonctionnelles, et non pas en versant des « primes au décès »;
  • ne pas édicter de nouvelles directives et prescriptions sur la protection des animaux, des eaux et de l’environnement qui augmentent les coûts de production par rapport à l’étranger. Les obstacles bureaucratiques et administratifs doivent être supprimés dans la mesure du possible. Pour garantir la sécurité des investissements, les constructions et équipements réalisés selon les connaissances les plus récentes ne doivent pas être modifiés par de nouvelles lois, ordonnances et directives durant au moins 30 ans après leur mise en service.
  • continuer de soutenir les exportations de bétail pour renforcer les exploitations en prairie des zones de collines et de montagnes. Si les agriculteurs n’élèvent plus de jeune bétail, les prairies alpines partent à l’abandon, ce qui aurait des conséquences négatives pour le tourisme suisse.

L’application de cette résolution garantit que l’agriculture suisse assume le mandat ancré par le peuple dans la Constitution, à savoir l’approvisionnement sûr et durable de la population en denrées alimentaires saines, la sauvegarde des bases naturelles de la vie, l’entretien des paysages cultivés ainsi que l’occupation décentralisée du territoire.

 

 
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