Quand la Suisse renonce à protéger ses frontières, ce sont les criminels qui en profitent

La première mission d’un État est de protéger sa population. Pourtant, aujourd’hui, nos autorités donnent le sentiment d’avoir baissé les bras. Pendant que les citoyens travaillent, paient leurs impôts et respectent les lois, des bandes criminelles étrangères traversent nos frontières presque comme si elles n’existaient plus.

Céline Amaudruz
Céline Amaudruz
conseillère nationale Vandoeuvres (GE)

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis le début de l’année 2026, la Suisse a subi plus de 30 attaques de bancomats, plus de 30 attaques d’armureries et plus de 110 cambriolages de garages. Dans une large mesure, ces crimes sont le fait de bandes organisées venues de France, qui profitent de frontières devenues des passoires.

Soyons clairs : cette explosion de la criminalité n’est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence directe de décisions politiques. Pendant des années, on nous a expliqué que Schengen renforcerait notre sécurité. La réalité est exactement inverse. Les criminels circulent librement, organisent leurs raids en Suisse puis disparaissent à l’étranger avant même que les forces de l’ordre puissent les interpeller.

Les beaux discours sur la coopération internationale ne remplacent pas des contrôles efficaces aux frontières. Les victimes, elles, ne vivent pas dans les rapports officiels. Elles voient leur commerce détruit, leur entreprise cambriolée, leur sentiment de sécurité s’effondrer et la facture est finalement payée par l’ensemble des contribuables.

Des frontières gardées, un instrument efficace
La protection des frontières fonctionne. Les contrôles renforcés menés à Bâle dans le cadre d’un exercice il y a quelques années ont permis de faire reculer la criminalité. À Genève aussi, lors des dispositifs exceptionnels en marge du G7, leur efficacité a été démontrée. Partout en Europe, les gouvernements reviennent à cette évidence. L’Allemagne rétablit des contrôles à ses frontières. Le Danemark reprend la maîtrise de son territoire et réduit fortement les demandes d’asile. Pendant ce temps, la Suisse continue de croire que l’idéologie est plus importante que la sécurité de sa population.

Il est temps d’en finir avec cette naïveté criminelle. Un pays qui ne contrôle plus ses frontières renonce à une part essentielle de sa souveraineté. Il laisse d’autres décider qui entre, qui ressort… et qui vient commettre ses crimes chez nous. Les Suisses n’ont pas à accepter que leur pays devienne un terrain de chasse pour des bandes criminelles étrangères. Ils ont droit à un État qui les protège réellement.

Une initiative populaire qui tombe à pic
C’est précisément le but de l’initiative pour la protection des frontières. Elle permettra à la Suisse de reprendre la maîtrise de son territoire, de mieux lutter contre la criminalité importée et de garantir enfin la sécurité que nos concitoyens sont en droit d’attendre.

Parce qu’un pays qui ne protège plus ses frontières finit toujours par ne plus protéger son peuple.

Céline Amaudruz
Céline Amaudruz
conseillère nationale Vandoeuvres (GE)
 
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