La sécurité alimentaire ne se décrète pas, elle se cultive !
Le titre de l’initiative « Pour une alimentation sûre » sonne bien … Qui ne voudrait pas d’une alimentation sûre ? Mais derrière ce joli titre se cachent des contraintes qui affaibliraient conséquemment ceux qui assurent chaque jour l’approvisionnement de notre population : nos agricultrices et nos agriculteurs.

Pour produire des céréales, du lait, de la viande, des fruits ou des légumes, il faut des terres, des animaux, des outils de production et surtout des conditions-cadres qui permettent aux familles paysannes de vivre de leur travail.
Or, depuis des années, notre agriculture doit répondre à toujours plus de normes et d’exigences. Cette initiative veut aller encore plus loin en imposant une nouvelle orientation à notre système alimentaire. A force de vouloir décider depuis les bureaux de ce qui doit être produit et comment nous devons nous nourrir, nous risquons surtout de produire moins en Suisse.
Notre pays dépend déjà fortement de l’étranger pour remplir ses assiettes. Réduire encore notre capacité de production indigène reviendrait simplement à déplacer la production hors de nos frontières. Nous importerions davantage de denrées produites selon des règles sur lesquelles nous n’avons aucune prise.
La véritable sécurité alimentaire commence dans nos champs et dans nos étables. Elle passe par une agriculture suisse productive, rémunératrice et respectueuse de l’environnement, capable de fournir des aliments de qualité et de proximité.
Ne sacrifions pas notre production indigène au nom d’une initiative qui promet exactement le contraire de ce qu’elle risque de provoquer.
Le 27 septembre, votons NON à l’initiative « Pour une alimentation sûre » !

