Sans frontières gardées, la Suisse devient la cible des criminels
La Suisse fait face à une criminalité transfrontalière toujours plus inquiétante. Braquages d’armureries, vols de voitures, cambriolages, attaques de bancomats : des bandes organisées franchissent nos frontières, frappent et repartent aussitôt d’où elles sont venues.

Les récents braquages d’armureries nous le rappellent : notre pays est devenu une cible. Nos frontières ouvertes facilitent le travail des criminels, tandis que la population en paie le prix.
Cette situation n’est plus acceptable.
Ces bandes criminelles profitent de notre niveau de vie, de notre situation au cœur de l’Europe et surtout du manque de contrôle à nos frontières. Elles sont mobiles, organisées et parfois lourdement armées. Pour ces bandes criminelles, la frontière n’est plus un obstacle, elle est devenue une porte de sortie facile.
Et pendant que les criminels repartent, ce sont les habitants des régions frontalières qui restent avec les dégâts : commerçants, garagistes, armuriers, agriculteurs et particuliers. On ne peut pas se contenter de courir derrière les criminels une fois le délit commis.
La meilleure stratégie est encore celle qui empêche le crime de se produire.
La sécurité est l’une des premières responsabilités de l’État. Il doit renforcer la présence de l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières sur le terrain et rétablir des contrôles efficaces. Une frontière que l’on ne contrôle plus n’est plus une protection : c’est une invitation. L’initiative pour la protection des frontières nous donne les moyens d’agir. Lorsque cette dernière sera soumise au peuple, il faudra la soutenir.
Parce qu’une Suisse libre doit aussi être une Suisse capable de protéger ses citoyens.

