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L’UDC au Tessin: un siÈge au Conseil national est à notre portée

Il faut remonter un peu dans l’histoire pour bien comprendre la position particulière de l’UDC dans cette campagne électorale ainsi que les objectifs électoraux du parti cette année. En effet…

Eros Mellini, député au Grand Conseil (TI), responsable de la campagne électorale de l’UDC au Tessin

L’histoire particulière de l’UDC du Tessin

Il faut remonter un peu dans l’histoire pour bien comprendre la position particulière de l’UDC dans cette campagne électorale ainsi que les objectifs électoraux du parti cette année. En effet, l’UDC tessinoise ne s’est malheureusement engagée que vers la fin des années nonante sur la voie de la fermeté politique et de l’ouverture aux classes moyennes. C’était quand Alessandro von Wyttenbach a pris la présidence du parti. Jusque-là, l’UDC tessinoise passait pour le « partito agrario », le parti des paysans. Au fil des ans, l’UDC tessinoise avait presque glissé vers l’insignifiance avec une part électorale d’environ 1,2% et un seul siège au Grand Conseil.

La passivité de l’UDC a permis l’émergence de la Lega

C’est dommage, car cette passivité de l’UDC tessinoise a permis la fondation et le développement de la Lega dei Ticinesi qui s’est acquis un électorat dont une bonne partie se serait certainement sentie à l’aise dans notre camp. Il aurait été bien sûr plus facile de récupérer les électeurs perdus par les autres partis que de concurrencer la Lega. Car il faut bien constater que la Lega a fait pas mal de bonnes choses durant ses huit ans d’existence et il faut lui en être reconnaissant. Elle a surtout ouvert les yeux de la population sur la mauvaise gestion des autres partis et sur les copinages politiques à la tête du canton.

Inversion de la tendance en 1999

Nonobstant cette concurrence, l’UDC tessinoise a obtenu un beau résultat lors des premières élections qui ont suivi son changement de cap: en 1999, elle a réalisé une part électorale de 2,8% et conquis trois sièges au Grand Conseil. La Lega avait alors une part de 18,6%, seize députés au Grand Conseil et un siège au Conseil d’Etat. Six mois plus tard, lors des élections fédérales de la même année, notre part électorale a atteint 5,3% alors que la Lega a maintenu ses deux mandats au Conseil national malgré un léger recul.

Part électorale doublée en 2003

Après quatre années de travail acharné et efficace, l’UDC a réussi à doubler sa part électorale aux élections parlementaires cantonales de 2003: avec 5,9% des suffrages, elle gagné six sièges au Grand Conseil. Parallèlement, le recul de la Lega s’est poursuivi: avec seulement 11,9% des suffrages, elle a perdu 5 sièges et devait se contenter de 11 mandats parlementaires.

La chute de la Lega s’est confirmée aux élections fédérales d’octobre où le mouvement fondé par Bignasca a obtenu le plus mauvais résultat de son histoire, soit une part électorale de 7,5% alors que l’UDC a progressé une fois de plus pour atteindre 7,4%. Grâce à l’alliance des deux listes, les voix UDC ont permis l’accession au Conseil national d’Attilio Bignasca, candidat de la Lega.

Qu’en est-il aujourd’hui?

Les prochaines élections cantonales tessinoises ont lieu le 1er avril 2007. La nouvelle loi électorale ne permet plus les alliances de listes. Giuliano Bignasca souhaite collaborer pleinement avec nous. Il envisageait de présenter une liste commune UDC/Lega pour les élections au Conseil d’Etat, ce qui aurait quasiment garanti la réélection de Marco Borradori, représentant actuel de la Lega au gouvernement cantonal.

Première révélation: l’UDC ne veut pas de liste commune

La majeure partie de la base UDC s’est opposée à ce projet; elle ne voulait pas d’une liste commune avec la Lega. A juste titre, car on ne voit pas pourquoi l’UDC aiderait encore une fois un parti qui, jusqu’ici, ne nous a jamais rendu la pareille. En outre, avec des parts électorales respectives de 7,4 et 7,5% aux dernières élections fédérales, l’UDC est tout simplement en train de dépasser la Lega, si bien que le moment est venu de nous imposer par nos propres forces. Nous avons cependant admis que nous ne disposions pas de candidat apte à assumer la campagne électorale au Conseil d’Etat. Nous envisagions donc de renoncer à une candidature au gouvernement, mais de renforcer notablement notre représentation au Grand Conseil pour pouvoir mener une politique d’opposition impitoyable. Giuliano Bignasca était d’accord jusque-là. En effet, si l’UDC renonçait à présenter sa propre liste, on pouvait imaginer qu’une forte proportion d’électeurs UDC allaient soutenir le candidat de la Lega, Marco Borradori.

Deuxième révélation: arrivée d’un candidat valable pour les élections gouvernementales

Or, entre-temps le président de la ville de Lugano, Brenno Martignoni, a passé du PRD à l’UDC. Cette personnalité disposant d’une grande expérience de l’exécutif, nous estimons qu’elle est parfaitement qualifiée pour briguer un mandat au Conseil d’Etat. Nous pouvons donc maintenant nous présenter à cette élection avec une bonne chance de succès.

Coup de pied dans une fourmilière

Aujourd’hui, on nous reproche tout à coup de trahir le camp bourgeois. On veut nous faire croire que notre décision de participer aux élections gouvernementales va faire perdre un siège à la majorité bourgeoise au profit de la gauche. C’est oublier que ni la Lega, ni son siège au Conseil d’Etat ne font réellement partie de la droite. Si tel était le cas, il faudrait attribuer à la droite un parti qui admet une croissance illimitée de l’endettement public, un parti qui soutient le référendum contre le mini-paquet d’économies que notre faible coalition gouvernementale a réussi à ficeler.

Car la Lega a montré son vrai visage dans cette affaire: elle est toujours dans notre camp quand il s’agit de thèmes internationaux; en revanche, elle dévie totalement des convictions bourgeoises qui sont les nôtres quand il faut mener une politique d’économie rigoureuse et contrôler les dépenses publiques. Il nous importe donc peu de voir Borradori ou n’importe qui d’autre d’un parti politique concurrent occuper ce siège au gouvernement. En revanche, nous sommes certains que ce siège sera un siège UDC, si ce n’est cette année, du moins en 2011 au plus tard.

Un siège au Conseil national est à notre portée

Après ces remarques préliminaires sur les élections cantonales, j’en viens aux prochaines élections fédérales. Je suis persuadé qu’un mandat au Conseil national est à portée de l’UDC tessinoise. Mais pour cela il faut que nous commencions par remporter une nette victoire aux élections cantonales d’avril. Par nette victoire, j’entends la conquête d’une part électorale de 10%. Ce résultat nous garantirait non seulement 10 sièges au Grand Conseil, mais aussi un siège au Conseil national en octobre.

Les parlementaires tessinois ne représentent pas le peuple à Berne!

On constate habituellement qu’un certain nombre d’électeurs bourgeois du Tessin votent pour leur propre parti dans les élections cantonales, mais soutiennent plutôt l’UDC lors des élections fédérales. S’ils agissent ainsi, c’est parce qu’ils ne se sentent pas suffisamment défendus par les élus actuels aux Chambres fédérales. Et ils ont raison. Dans les affaires de politique étrangère et de politique des étrangers, neuf des dix députés tessinois – donc à l’exception d’Attilio Bignasca – votent le contraire de ce que 60% des votants tessinois ont choisi: EEE, ONU, accords bilatéraux, Schengen, extension de la libre circulation des personnes, le « milliard de la honte ». Pelli, Simonesci-Cortesi, Abate et consorts ont défendu sans gêne aucune ces projets. Certains de ces héros ont même osé affirmer fièrement après coup qu’ils avaient certes perdu au niveau cantonal, mais gagné au niveau fédéral. Rien d’étonnant dans ces conditions que de plus en plus de citoyens leurs posent des questions gênantes du genre « Mais qui donc vous a élus à Berne? N’étaient-ce pas les citoyens du canton du Tessin? ». Ces citoyens déçus se tournent alors forcément vers l’UDC.

Le passage d’élus politiques – non pas d’électeurs – d’autres partis à l’UDC n’est plus une exception. Certains d’entre eux sont bien connus dans le canton. Je nommerai en premier lieu le président de la ville de Bellinzone qui a quitté le PRD, mais il y en a bien d’autres. Et chacun nous apporte son contingent – grand ou petit – d’électeurs.

Nous défendons les valeurs traditionnelles de la Suisse

Par nos prises de position claires et nettes, nous défendons les valeurs traditionnelles de la Suisse, des valeurs qu’un nombre croissant de citoyennes et de citoyens jugent en péril. Pour les élections cantonales, nous avons de surcroît choisi la devise de la TRANSPARENCE, un principe parfaitement conforme à la ligne de notre parti parce qu’il symbolise notre combat contre la mauvaise gestion du canton. De plus en plus de citoyens s’aperçoivent de ces dysfonctionnements et ils s’en scandalisent.

A mon avis, la croissance de notre parti au Tessin repose avant tout sur les quatre piliers suivants:

  • premièrement, le bon travail que notre parti a effectué durant les quatre années écoulées et plus particulièrement durant les deux dernières années.
  • deuxièmement, l’adhésion à l’UDC de personnalités qui ont déjà exécuté des mandats politiques pour d’autres partis. Ces personnes accroissent aussi notre propre électorat.
  • troisièmement, nous comptons dans nos rangs de plus en plus de têtes intelligentes, qu’il s’agisse de femmes ou d’hommes, voire de jeunes. De plus, nous pouvons compter sur une base solide d’anciens qui ont le grand mérite d’avoir contribué au développement de notre parti pour l’amener au niveau qui est le sien aujourd’hui. 
  • quatrièmement, nous menons notre campagne électorale avec un engagement et des moyens plus forts que jamais.

Tout cela nous incite à l’optimisme. L’UDC n’est plus le petit parti qui doit faire des compromis pour recevoir l’une ou l’autre voix. Bien au contraire, elle défend aujourd’hui des positions claires également au niveau cantonal et suit une ligne politique droite et prévisible. Nous pouvons dire maintenant à nos électeurs « Si tu es d’accord avec nous, alors soutiens-nous! Mais nous ne dévierons pas d’un poil de nos positions par crainte de perdre ta voix. Ce que nous pouvons t’offrir est notre engagement, notre fiabilité et surtout notre courage d’aller au bout de nos idées. » Que celles et ceux qui sont d’accord avec nous, nous suivent!

Ne pas laisser la gauche détruire la Suisse

Chers délégués, nous autres de l’UDC nous défendons notre patrie, nous respectons les valeurs qui ont fait notre Suisse et qui l’ont rendu forte: la sécurité, une démocratie directe unique au monde, le droit de participation, la liberté et la responsabilité individuelle. Mais aussi la qualité de la vie dans un pays soigneusement entretenu, notamment par le travail de nos agriculteurs. Nous n’acceptons pas que d’autres détruisent ce qui fait la Suisse.

Et nous ne voulons pas non plus que la Suisse devienne comme les autres pays et s’aligne sur eux. Voilà pourquoi nous défendons la propreté, la précision, la fiabilité et la créativité. Nous nous engageons pour nos traditions et nous encourageons l’effort. Nous défendons la qualité suisse!

Nous autres de l’UDC, nous nous lançons dans la bataille pour gagner ces élections. Pour Ma maison – notre Suisse. Je me réjouis de pouvoir mener avec vous, chers membres de l’UDC, une campagne électorale forte et courageuse. Battons-nous tous ensemble pour notre patrie, pour le bien de la Suisse!

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