Communiqué de presse

Un Conseil fédéral de gauche veut de nouveaux impôts sur l’énergie

Brièvement après le verdict du peuple conte une réforme fiscale écologique, le Conseil fédéral ose se lancer avec son propre projet d’impôt écologique. L’UDC combattra avec détermination ces idées.

Une semaine à peine après que le peuple suisse a rejeté avec une majorité historique une réforme fiscale écologique, le Conseil fédéral ose se lancer avec son propre projet d’impôt écologique. C’est de l’acharnement. Le peuple et l’économie devraient une fois de plus passer à la caisse pour permettre à une majorité de gauche du Conseil fédéral de réaliser ses objectifs idéologiques en politique énergétique et climatique. On veut installer une nouvelle et onéreuse machine à redistribuer l’argent des contribuables. L’UDC combattra avec détermination ces idées.

Il faut un culot certain pour oser présenter quelques jours seulement après un refus aussi massif du peuple un projet qui, par sa systématique, ne se distingue pas fondamentalement de l’initiative populaire des Vert’libéraux. Le 8 mars 2015, les citoyennes et citoyens se sont une fois de plus opposés à plus d’impôts, de taxes et de redevances ainsi qu’à de nouvelles redistributions. Or, s’il en va selon la volonté du Conseil fédéral, les agents énergétiques comme l’huile de chauffage, l’électricité et les carburants, qui sont indispensables à la population et à l’économie et qui, aujourd’hui déjà, sont trop imposés, renchériraient encore plus à l’avenir.

Poursuite de la tactique du salami

Les augmentations proposées des prélèvements fiscaux sur l’huile de chauffage, l’électricité et les carburants sont certes moins élevées que ne le voulait l’initiative populaire, mais ce n’est qu’un premier pas. Comme de coutume en pareil cas, le Conseil fédéral applique la tactique du salami. Lorsque les instruments de la hausse seront en place, les impôts augmenteront continuellement. Les explications qui accompagnent ce projet sont parfaitement dans la ligne de ce procédé sournois: on parle de taxe d’incitation et on affirme que cet argent reviendra à la population pour faire croire qu’il ne s’agit pas d’une charge supplémentaire et que cet impôt n’aura pas d’incidence sur le budget. Rappelons-nous: on nous a dit la même chose lors de l’introduction de la taxe sur le CO2. Peu de temps après, le Parlement a décidé d’affecter le produit de cette taxe, de sorte qu’il s’agit bel et bien d’un nouvel impôt.

Exercice de redistribution avec beaucoup de perdants

Il est évident aussi la hausse du coût de l’énergie et de la mobilité frappe certes toute la population et l’économie, mais que les principales victimes en seront une fois de plus les régions périphériques et de montagne ainsi que les arts et métiers qui ne pourront pas profiter des généreuses règlementations d’exception offertes aux entreprises consommant beaucoup d’énergie. Ces effets de redistribution ne sont ni justifiés, ni sensés.

L’UDC combattra avec détermination l’introduction d’un nouvel impôt d’incitation. Ce projet provoquerait une hausse massive des coûts de production en Suisse, augmenterait le coût de la vie pour la population et menacerait l’emploi et la prospérité. Les propositions présentées aujourd’hui donnent une idée de plus en plus précise des dimensions de la Stratégique énergétique 2050. L’avenir incertain en termes énergétiques vers lequel nous conduit la politique du Conseil fédéral va nous coûter des milliards et mettre en place une machinerie de redistribution aussi monstrueuse qu’inefficace. 

 
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