Le centre fédéral d’asile de Boudry est devenu, au fil des années, le symbole de tout ce qui ne fonctionne plus dans la politique d’asile suisse. Plus grand centre fédéral du pays, il concentre depuis longtemps les conséquences d’une politique migratoire défaillante, dont les habitants du Littoral neuchâtelois paient le prix au quotidien.

Vols, incivilités, agressions, harcèlement dans le tram, intrusions aux domiciles des habitants, sentiment d’insécurité, dégradations : les faits sont connus, documentés et dénoncés depuis des années par les riverains, les commerçants, les autorités communales et cantonales ainsi que par les forces de l’ordre. Pendant trop longtemps, les autorités fédérales ont préféré minimiser ces problèmes plutôt que de les affronter. Pourtant, chacun savait que la situation était devenue intenable.
Face à cette réalité, l’UDC neuchâteloise n’a jamais baissé les bras. Au Grand Conseil comme sous la Coupole fédérale, nous avons multiplié les interventions, exigé des mesures concrètes et dénoncé sans relâche les conséquences d’une politique d’asile devenue incontrôlable. Cette pression politique constante a fini par produire quelques résultats. Le renforcement des patrouilles de sécurité, une meilleure coordination entre les autorités et diverses mesures de surveillance ont permis une légère amélioration de la situation. Faut-il pour autant s’en satisfaire ? Certainement pas !
Car le problème de fond demeure entier. Tant que la Suisse continuera d’attirer toujours davantage de requérants d’asile grâce à une politique beaucoup trop permissive, les centres fédéraux resteront sous pression. Les mesures de sécurité ne font que traiter les symptômes. Elles ne s’attaquent pas à la cause du mal.
Un centre qui illustre une politique migratoire absurde
Boudry illustre parfaitement cette absurdité. On mobilise davantage de policiers, de personnel de sécurité et de ressources publiques pour tenter de contenir des problèmes qui n’auraient jamais dû atteindre une telle ampleur. Les contribuables financent les conséquences d’une politique que la majorité de Berne refuse obstinément de remettre en question.
Les habitants de Boudry, de Cortaillod, de Bevaix et de toute la région ont droit à la sécurité. Ils ont le droit de circuler librement sans craindre les incivilités ou les délits. Ils ont le droit d’attendre de la Confédération qu’elle protège d’abord sa propre population.
L’initiative pour la protection des frontières, un outil nécessaire
Il est temps de tirer les leçons de l’expérience de Boudry. Les demi-mesures ne suffisent plus. La Suisse doit enfin reprendre le contrôle de ses frontières, maîtriser les flux migratoires et rendre son système d’asile crédible.
C’est précisément l’objectif de l’initiative pour la protection des frontières. En redonnant à notre pays les moyens de décider qui peut entrer sur son territoire, elle constitue une réponse concrète à une situation qui ne cesse de se dégrader.
Pour que Boudry ne devienne jamais la norme ailleurs en Suisse, votons OUI à l’initiative pour la protection des frontières.