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Journal du parti Franc-parler juin 2022

Non à un Eldorado migratoire en Suisse

Le statut de protection S pour les réfugiés ukrainiens ne doit être appliqué que temporairement. La gauche veut pourtant étendre ces prestations à toutes les catégories d’asile. Nous devons mettre un terme à ces velléités.

La plupart des demandeurs d’asile sont des réfugiés économiques et devraient donc quitter la Suisse. Toutefois, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM), qui statue sur les demandes, poursuit depuis des années une autre politique. En effet, le taux de reconnaissance des demandes d’asile des réfugiés est de 34.7%. Le taux de protection des personnes « admises à titre provisoire » s’élève même à 59.1%. En clair, 6 demandeurs d’asile sur 10 peuvent rester légalement en Suisse pour toujours et bénéficient de prestations telles que le système scolaire, le système de santé et la sécurité sociale. Avec le statut de protection S, introduit pour la première fois par le Conseil fédéral, une autre catégorie a été créée qui fera longtemps encore l’objet de tensions politiques, ce même si la guerre en Ukraine devait être terminée.

Les réfugiés sur un pied d’égalité avec les autochtones
Les milieux de gauche et les ONG s’offusquent depuis des années de la distinction faite entre les réfugiés et les « personnes admises à titre provisoire », ce en raison de la Convention de Genève sur les réfugiés, introduire après la Deuxième Guerre mondiale. Les personnes dont la vie ou l’intégrité physique est menacée doivent recevoir une protection et être assimilées à la population locale, en vertu du droit international. Selon le SEM, près de 70% des Erythréens sont reconnus comme « réfugiés ». Idem pour les personnes en provenance de Turquie. Les personnes provenant de régions en guerre comme la Syrie (85%) ou l’Afghanistan (84%) ne sont pas reconnues comme réfugiées, mais tout de même admises à titre provisoire. En tant que personnes déplacées par la guerre, elles ne tombent pas automatiquement sous le coup de la Convention de Genève relative au statut de réfugié, mais, comme on ne peut pas envisager qu’elles retournent chez elles, elles sont « admises provisoirement ». Ces personnes ont moins de privilèges que les réfugiés « reconnus ». Le tableau suivant nous permet d’y voir plus clair :

Pas d’offre « all-inclusive »
En raison de la guerre en Ukraine, le Conseil fédéral a, pour la première fois, décidé d’activer le statut de protection S pour les personnes en provenance d’Ukraine. Dès lors, ces personnes ne font pas l’objet d’une procédure d’asile ; elles bénéficient d’avantages considérables par rapport aux personnes admises à titre provisoire et c’est justement cela qui se transforme en munition pour la gauche et les ONG. Du point de vue de l’égalité de traitement, il est assez difficile d’argumenter pourquoi certaines personnes peuvent disposer de certains privilèges et pas d’autres. Il est dès lors d’autant plus important pour la Suisse de revenir aussi vite que possible à son système d’asile et que le statut de protection S ne soit appliqué que de manière temporaire et limitée dans le temps. En outre, le système Schengen-Dublin est suspendu depuis des mois. La pression sur la Suisse s’en trouve une fois encore fortement augmentée. Les personnes originaires d’Ukraine peuvent ainsi fuir vers les pays voisins, puis immigrer malgré tout en Suisse et obtenir un statut de protection S. Il n’est donc pas étonnant qu’un million de personnes se soient déjà réfugiées en Moldavie, mais qu’entre-temps, seules 100’000 personnes en quête de protection s’y trouvent encore. Nous devrions donc nous recentrer sur l’essentiel, ce dans toute notre politique d’asile ; au lieu d’étendre les privilèges, nous devons les réduire. La Suisse doit accorder sa protection aux personnes qui en ont besoin, mais il ne faut pas confondre cela avec une offre « all inclusive ».

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