Des « Bilatérales III » qui affaibliront encore notre sécurité !

On nous présente le nouveau paquet d’accords avec Bruxelles sous le nom rassurant de « Bilatérales III ». Ne nous laissons pas tromper : il ne s’agit plus de simples accords bilatéraux entre partenaires souverains, mais d’un véritable traité de soumission institutionnelle à l’Union européenne. Et ce traité aura des conséquences négatives très concrètes sur notre sécurité.

Yvan Pahud
Yvan Pahud
conseiller national L'Auberson (VD)

Depuis Schengen, on nous répète que les bases de données et la coopération internationale remplacent avantageusement les contrôles physiques aux frontières. La réalité est tout autre : des réseaux criminels, opérant le plus souvent depuis l’étranger, franchissent nos frontières, cambriolent, agressent, font exploser des bancomats et repartent parfois avant même l’arrivée de la police.

Aujourd’hui, alors que nous devrions reprendre le contrôle de nos frontières, le Conseil fédéral veut lier encore davantage la Suisse à l’UE. Avec ce traité, la libre circulation des personnes sera consolidée et la Suisse devra reprendre de manière dynamique le droit européen dans les domaines concernés. Autrement dit, notre marge de manœuvre pour décider qui peut venir en Suisse et à quelles conditions sera encore réduite. Et lorsqu’un conflit surviendra, la Suisse subira la pression des institutions européennes. C’est exactement le contraire de ce dont notre pays a besoin.

Le renforcement des contrôles aux frontières est nécessaire à notre sécurité
La sécurité commence par la maîtrise de son territoire. Un État qui ne contrôle plus efficacement ses frontières abandonne une partie essentielle de sa souveraineté. Les réseaux criminels, les passeurs et les trafiquants savent depuis longtemps exploiter les failles d’un contrôle insuffisant des frontières.

Après vingt ans de Schengen, il faudrait enfin tirer les leçons de cette politique. Plusieurs États européens ont rétabli des contrôles à leurs frontières lorsque leur sécurité l’exigeait. Et la Suisse, elle, devrait faire exactement l’inverse : ouvrir encore davantage ses frontières et se lier toujours plus étroitement à Bruxelles ?

Il faut cesser d’être naïfs. Notre sécurité ne doit pas dépendre de décisions prises à Bruxelles. Nos frontières, notre droit et notre politique migratoire doivent rester entre les mains des Suissesses et des Suisses.

Ce traité de soumission n’apportera pas davantage de sécurité. Il nous privera au contraire de notre capacité à agir nous-mêmes. Voilà pourquoi, le moment venu, une seule réponse s’impose : NON au traité de soumission à l’UE, pour une Suisse libre, souveraine et sûre.

Yvan Pahud
Yvan Pahud
conseiller national L'Auberson (VD)
 
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