Journal du parti Franc-parler octobre 2022

L’immigration massive menace l’approvisionnement en électricité

L’immigration massive pousse l’environnement et les infrastructures suisses à la limite de leurs capacités. Elle provoque une énorme pression liée à la densité et est la principale cause de la pénurie d’électricité qui nous menace. Plus le temps passe, plus les graves problèmes liés à la non-application de l’initiative contre l’immigration de masse sont évidents.

Entre 2000 et 2021, la population suisse est passée de 7,17 millions à 8,77 millions d’habitants. Cette année, en plus de l’immigration record en provenance de l’UE et d’autres pays, des réfugiés d’Ukraine et des demandeurs d’asile supplémentaires viendront s’ajouter au total. Ainsi, en 2022, la Suisse comptera plus de 200’000 personnes supplémentaires. Et cela en une seule année ! Si l’on ajoute à cela les 100’000 sans-papiers illégaux estimés qui vivent en Suisse, la Suisse à 9 millions d’habitants sera probablement une amère réalité dès cette année.

La pression de la densité se manifeste à tous les coins de rue et sur tous les fronts : depuis l’introduction de la libre circulation des personnes, le nombre de véhicules sur les routes a augmenté de 40%, les heures d’embouteillage ont quadruplé ! Et quelque 50’000 voitures supplémentaires sont mises en circulation chaque année.

La pénurie de main-d’œuvre qualifiée ne cesse de s’aggraver, car toutes ces personnes immigrées ont besoin de médecins, d’ingénieurs qui construisent des routes et d’enseignants. Le prix des terrains à bâtir augmente considérablement, le rêve de devenir propriétaire s’envole et les loyers deviennent inabordables. Tous ces effets secondaires négatifs sont liés à l’immigration massive.

Pénurie d’électricité à cause de l’immigration
Les perspectives énergétiques 2050, qui ont servi de base à la votation sur la Stratégie énergétique 2050, prévoyaient une croissance de la population à 8,98 millions d’habitants en 2050. Nous avons déjà atteint ce chiffre cette année, soit 27 ans plus tôt !

Ces hypothèses constituent la base de notre politique énergétique. Ironiquement, tous les partis, à l’exception de l’UDC, ne parlent pas des effets de l’immigration sur la consommation d’électricité. L’immigration nette de 2001 à 2019 a entraîné à elle seule un besoin supplémentaire de 7,3 térawattheures (TWh), ce qui correspond à peu près à la production de la centrale nucléaire de Gösgen. Les données fédérales le prouvent : sans cette immigration nette massive, nous ne serions pas confrontés à une pénurie d’électricité cet hiver.

Une ventilation de ces chiffres par branche montre que : l’industrie (-5,4%) et l’agriculture (-7,3%) ont économisé de l’électricité ces dernières années, tandis que la consommation des ménages (+18,7%), des services (+9,3%) et des transports (+6,8%) a augmenté. Les autres partis restent muets sur l’impact de la consommation d’électricité des 700’000 ménages construits depuis 2001 en raison de l’immigration. L’immigration de cette année consomme à elle seule 1,34 milliard de kilowattheures d’électricité supplémentaires ! La conseillère fédérale Simoetta Sommaruga n’a-t-elle pas dit : « Chaque kilowattheure compte » ?

Ces chiffres deviennent inquiétants si l’on se tourne vers l’avenir. Comme la production d’électricité variera davantage dans le temps en raison des énergies renouvelables telles que le soleil et le vent (courant flottant), d’innombrables accumulateurs d’électricité sans CO2 seront nécessaires pour la surproduction afin d’assurer l’approvisionnement en électricité, notamment en hiver. Pourtant, le potentiel de développement de l’ensemble de l’énergie hydraulique d’ici 2050 s’élève à peine à 1,43 TWh. À titre de comparaison, l’immigration nette moyenne des dix dernières années s’est élevée à 61’575 personnes, ce qui représente chaque année 0,41 TWh de besoins en électricité supplémentaires. L’ensemble du potentiel d’extension d’ici 2050, qui se chiffre en milliards, est donc englouti par la consommation d’électricité de 3,5 années d’immigration nette !

Cela ne peut pas continuer ainsi. Il faut une initiative pour la durabilité qui tienne compte de la croissance démographique. C’est la seule façon de prendre sérieusement soin de notre pays. Nous ne pourrons remédier à la pénurie d’électricité que si nous parvenons enfin à faire face à l’éléphant qui occupe tout l’espace de la pièce : la plus grande explosion démographique de la Suisse.

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