Journal du parti Franc-parler Juillet 2026

Neutralité : La Suisse joue avec le feu

Le 27 septembre prochain, le peuple suisse votera sur l’initiative sur la neutralité. Derrière ce scrutin se cache une question fondamentale : la Suisse entend-elle rester maîtresse de son destin ou poursuivre sa dérive vers l’alignement politique et stratégique sur des puissances étrangères ? Ceux qui rejettent ce texte jouent avec le feu.

Depuis plus de deux siècles, la neutra­lité constitue l’un des piliers de notre sécu­rité. Elle a permis à notre pays d’échapper aux conflits qui ont ravagé l’Europe, de préserver son indépendance et de faire entendre une voix respectée sur la scène internationale. La neutralité n’est pas une faiblesse. Elle est au contraire l’expression de notre souveraineté.

Or cette neutralité est aujourd’hui menacée. En reprenant les sanctions de l’Union européenne contre la Russie, le Conseil fédéral a franchi une ligne rouge. Pour la première fois depuis longtemps, la Suisse a donné l’impression de choisir un camp dans un conflit international. Cette décision a porté atteinte à notre crédibilité et à notre réputation de pays neutre.

La neutralité est garante de notre sécurité
Les adversaires de l’initiative prétendent que celle-ci affaiblirait la sécurité de la Suisse. C’est exactement l’inverse. Une Suisse qui s’aligne sur les positions de Bruxelles ou qui se rapproche toujours davantage de l’OTAN cesse d’être un acteur indépendant et devient une pièce sur l’échiquier géopolitique des autres.

L’histoire montre pourtant qu’un petit État comme le nôtre n’a aucun intérêt à s’immiscer dans les rivalités entre grandes puissances. Notre force réside précisément dans notre capacité à rester en dehors des blocs. Plus nous nous éloi­gnons de cette position, plus nous risquons d’être entraînés dans des conflits qui ne sont pas les nôtres. L’initiative sur la neutralité ne vise pas à isoler la Suisse, mais à protéger un principe éprouvé. Elle garantit que notre pays ne participera pas à des guerres économiques décidées ailleurs et qu’il conservera sa liberté d’appréciation dans les affaires internationales. Elle redonne au peuple et aux cantons l’assurance que la neutralité suisse ne pourra plus être vidée de sa substance au gré des circonstances politiques.

Dans un monde marqué par les tensions, les guerres et les rapports de force, la neutralité n’est pas un luxe du passé mais une nécessité. Ceux qui veulent la relativiser ou l’affaiblir prennent un risque considérable pour notre sécurité et notre indépendance.

Le 27 septembre, un OUI à l’initiative sur la neutralité sera un oui à la souveraineté, à la crédibilité et à la sécurité de la Suisse.

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par l’auteur
UDC conseiller national (VS)
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