Le vote du peuple sur la 13e rente doit être respecté mais il ne donne pas carte blanche à la Confédération pour dépenser sans discernement et présenter ensuite la facture aux contribuables ! C’est pourtant ce qui se profile avec le relèvement de la TVA.

Avant d’augmenter les impôts, posons-nous une question simple : l’argent public est-il utilisé là où il est réellement nécessaire ?
C’est précisément le sens de la motion que j’ai déposée au Parlement, demandant de réserver la 13e rente AVS aux bénéficiaires domiciliés en Suisse. Pourquoi ? Parce que cette mesure devait notamment répondre à la perte de pouvoir d’achat de nos retraités, confrontés à l’explosion des primes de la LAMal, des loyers et du coût de la vie.
Hausse de la TVA pour financer des rentes à l’étranger
Or, une part importante des rentes AVS est versée à l’étranger, souvent dans des pays où le coût de la vie est sensiblement inférieur. Le droit à la rente ordinaire n’est pas remis en question. Mais est-il justifié d’étendre automatiquement cette prestation supplémentaire à des personnes qui ne subissent pas les mêmes charges qu’en Suisse ?
Ma proposition repose sur un principe de bon sens : cibler les moyens disponibles pour mieux répondre aux besoins, plutôt que distribuer indistinctement et chercher ensuite de nouvelles recettes fiscales.
Cette logique devrait d’ailleurs prévaloir dans l’ensemble des finances fédérales. Dans l’asile, l’aide sociale ou les contributions à l’étranger, les possibilités d’économies doivent être examinées sérieusement. Chaque franc économisé est un franc que l’on n’a pas besoin de prélever dans le porte-monnaie des travailleurs et des familles.
Notre pays doit pouvoir garantir des retraites dignes sans alourdir continuellement la fiscalité. Cela exige des choix, des priorités et du courage politique.
Avant de taxer davantage les Suisses, commençons par dépenser mieux !
Votons NON au rehaussement de la TVA le 29 novembre !