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éditorial

Sécurité alimentaire : il faut urgemment changer de cap et, si nécessaire, par le peuple

La Stratégie énergétique 2050, qui table notamment sur les importations, est un échec. La dépendance vis-à-vis de l’étranger est une dangereuse stratégie qui ne fonctionne qu’en des temps fastes. En termes d’énergie, le réveil de ces rêveries sera brutal. Afin de ne pas connaître la même gravité de conséquences en termes d’approvisionnement alimentaire, il est urgent d’agir car là aussi, le Conseil fédéral mise sur les importations.

Marcel Dettling
Marcel Dettling
conseiller national Oberiberg

En raison du climat d’incertitude qui règne en Europe, l’UDC a exigé que le Conseil fédéral se penche sérieusement sur la question de la sécurité alimentaire de la population suisse. Le Conseil fédéral est pourtant loin de ces préoccupations ; la majorité de centre-gauche du gouvernement fait même exactement le contraire et mise encore davantage sur les importations, via ses dernières décisions du 13 avril 2022. 10’000 hectares de terres cultivables comptant parmi les plus fertiles du pays devront désormais être transformées en « surfaces écologiques ». Ces terres permettaient de cultiver des céréales permettant de produire du pain pour près d’un million de personnes. Les objectifs utopiques du gouvernement en termes de réduction des pertes d’azote ne peuvent être atteints que par une massive réduction des cheptels. Là encore, la vision à court terme du Conseil fédéral mise sur l’augmentation des importations.

La stratégie du Conseil fédéral nous conduit droit vers la famine
Nous ne pouvons pas nous fier à cette stratégie du Conseil fédéral empreinte d’idéologies de la gauche rose-verte, raison pour laquelle nous examinons à ce jour la possibilité de lancer une initiative qui donnera au Conseil fédéral des directives claires dans le domaine de la sécurité alimentaire. Ouvrir toujours plus grand nos portes via la libre circulation des personnes et la politique d’asile tout en produisant toujours moins de denrées alimentaires n’est pas une solution viable. Il est donc nécessaire d’accroître le taux d’auto-approvisionnement. Aujourd’hui, en cas de crise majeure, nous ne pouvons nourrir qu’une personne sur deux en Suisse. Il n’est pas sérieux pour le gouvernement fédéral de poursuivre sur cette voie. Il faut donc urgemment changer de cap et, si nécessaire, par le peuple.

Marcel Dettling
Marcel Dettling
conseiller national Oberiberg
 
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