Face à la pénurie de logements, l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! » est une nécessité

Trouver un logement dans les villes suisses – et particulièrement à Genève – relève aujourd’hui du parcours du combattant. Pour de nombreux habitants, la recherche d’un appartement s’étire sur des mois, parfois des années. Les visites se font à cinquante personnes, les loyers explosent et les familles doivent souvent renoncer à vivre près de leur lieu de travail. Cette situation n’est pas un simple désagrément mais le symptôme d’une pression démographique insoutenable engendrée par une immigration totalement hors de contrôle.

Céline Amaudruz
Céline Amaudruz
conseillère nationale Genève (GE)

À Genève, la crise du logement atteint un niveau critique. Le taux de vacance n’y dépasse plus quelques dixièmes de pour cent, ce qui signifie concrètement que presque aucun appartement n’est disponible. Dans toute la Suisse romande, un taux inférieur à 2% est déjà considéré comme un signe de pénurie. Nous sommes donc largement au-delà de ce seuil. L’offre de logements ne suit plus la demande, tandis que les loyers continuent d’augmenter.

Les exemples concrets se multiplient. En mars 2025, la RTS révélait le cas d’un Genevois ayant loué un appartement de quatre pièces pour 2’700 francs par mois. En consultant la formule officielle du bail, il a découvert que le locataire précédent ne payait que 1’270 francs pour le même logement, sans travaux particuliers entre-temps. En un seul changement de locataire, le loyer avait plus que doublé. Ce cas n’est malheureusement pas isolé et illustre la pression extrême qui s’exerce aujourd’hui sur le marché du logement genevois.

Les familles et les travailleurs essentiels grandement péjorés
Les conséquences sont très concrètes pour les familles. Des couples retardent leur projet d’enfant faute de trouver un logement adapté. Des parents seuls consacrent une part toujours plus importante de leur revenu au loyer. Des travailleurs essentiels – enseignants, infirmiers ou employés du commerce – sont contraints de s’éloigner toujours davantage de leur lieu de travail, parfois jusqu’à changer de canton ou à s’installer en France voisine.

Cette crise ne touche d’ailleurs pas uniquement Genève. Dans de nombreuses villes suisses, la situation est similaire : les logements vacants se raréfient, les loyers augmentent et la classe moyenne peine de plus en plus à se loger dignement.

Face à cette réalité, certains continuent pourtant d’affirmer que la Suisse pourrait accueillir sans difficulté plusieurs millions d’habitants supplémentaires. C’est ignorer la pression déjà immense qui s’exerce sur nos infrastructures, nos transports, nos écoles et surtout sur notre marché du logement.

L’initiative pour la durabilité est une nécessité
L’initiative pour la durabilité apporte une réponse claire : éviter que la Suisse ne dépasse le seuil de 10 millions d’habitants. Il ne s’agit pas de fermer notre pays, mais de préserver un équilibre indispensable entre population, territoire et qualité de vie.

La durabilité ne concerne pas seulement l’environnement. Elle signifie aussi garantir à chacun un logement digne et abordable. Continuer sur la trajectoire actuelle, c’est accepter que se loger devienne progressivement un privilège.

Pour préserver la qualité de vie en Suisse et permettre aux familles de se loger dignement, nous devons faire barrage à une Suisse asphyxiée, en votant massivement OUI à l’initiative pour la durabilité « Pas de Suisse à 10 millions ! »

Céline Amaudruz
Céline Amaudruz
conseillère nationale Genève (GE)
 
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