Des dizaines de milliers de demandeurs d’asile économiques pèsent lourdement sur notre système social. L’initiative pour la durabilité est un signal fort contre cette politique défaillante et propose des corrections.
– Roxann Barbezat, Cheffe du groupe des députés UDC, Les Ponts-de-Martel (NE)

Depuis 2000, plus de 655’000 demandes d’asile (en comptant les statuts S) ont été déposées et, chaque année, ce sont en moyenne entre 20’000 et 30’000 demandeurs d’asile supplémentaires qui arrivent en Suisse. La majorité ne sont pas des réfugiés, mais recherchent des avantages, financés par les contribuables suisses.
Des mesures coûteuses aux frais des contribuables.
L’aide sociale s’accompagne d’autres mesures aux coûts élevés. Le fait que de nombreux demandeurs d’asile ne puissent pas s’intégrer sur le marché du travail en raison d’un manque de connaissances linguistiques fait vivre tout un secteur dédié à l’intégration. Les contribuables suisses financent de nombreux dispositifs d’intégration, comme des cours de langue, des ateliers de candidature, un accompagnement vers l’emploi, ainsi que diverses formations et suivis.
Malgré toutes ces mesures d’intégration mises en place, coûtant des milliards, 80 % des demandeurs d’asile vivent toujours de l’aide sociale, même après plusieurs années. Avec l’initiative pour la durabilité, envoyons un signal clair : les responsables politiques doivent agir ! Dans la même ligne, certains acteurs du domaine social estiment que le système actuel tend à affaiblir les mécanismes de solidarité familiale au profit d’une prise en charge étatique croissante.
Ils relèvent que de nombreux bénéficiaires disposent pourtant de soutiens familiaux qui pourraient être davantage mobilisés. Cette évolution peut engendrer un sentiment d’injustice, notamment lorsque des ménages actifs aux revenus modestes peinent à joindre les deux bouts, tandis que d’autres bénéficient d’un
encadrement et d’aides étendues.

Thomas Stettler
Conseiller national et agriculteur, Soyhières (JU)
« Même après 7 ans, la moitié des immigrés ayant le statut de réfugié sont toujours sans emploi. 80 % perçoivent l’aide sociale. Nous, en tant que Suisses, sommes trop généreux ; nous aidons beaucoup mais exigeons trop peu. »

