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Le modèle à succès suisse s’appelle «ouverture au monde et autodétermination»

Accord-cadre UE – libre circulation des personnes – avenir de la Suisse– signification des élections au Conseil national – Greta Thunberg : «Edi­tion Spéciale» s’est entretenue avec Christoph Blocher, ancien conseiller fédéral, au sujet des défis actuels que doit relever la Suisse.

Pourquoi la Suisse se porte-t-elle économiquement mieux que d’autres pays ?
Parce que la Suisse bénéficie d’une avance en termes de liberté, de sécurité et de responsabilité individuelle. Son modèle à succès s’appelle ouverture au monde et autodétermination. Voilà pourquoi la Suisse n’est pas membre de l’UE. Or, certaines forces politiques cherchent à miner, voire à détruire ce modèle à succès. Cela m’inquiète.

L’économie ronfle, les gens ont du travail … et vous vous inquiétez de l’avenir de la Suisse ?
C’est dans des périodes prospères que les hommes, les entreprises et les pays préparent leur ruine. La Suisse exporte massivement à l’étranger. Ne faut-il pas alors pour­suivre la globalisation, s’aligner sur l’UE? Nick Hayek, patron du groupe Swatch, l’a dit très clairement : la Suisse n’a certainement pas à s’adapter aux conditions-cadres imposées par l’UE. C’est au contraire l’UE qui doit s’approcher de celles de la Suisse. Il a raison. Nous avons objectivement de meilleures conditions-cadres.

Mais l’accord-cadre ne nous fait pas entrer dans l’UE.
Il nous rattache seulement à celle-ci. L’accord-cadre donne à l’UE le droit d’édicter les lois valables en Suisse – même contre la volonté des citoyens suisses. Les politiciens qui acceptent un tel traité de soumission doivent être tombés bien bas ! Or, à l’exception de l’UDC, tous les partis veulent cet accord.

Les associations économiques et les grands managers veulent aussi signer cet accord.
Oui, malheureusement ! Alors qu’ils savent très bien que cet accord-cadre conduit la Suisse dans l’UE. Disons-le tout net : celles et ceux qui veulent si­gner ce contrat ne l’ont pas lu ou suivent égoïstement leurs propres intérêts financiers et politiques sans égard pour notre pays et le bien-être de ses habitants.

Non seulement les associations économiques, mais aussi les universités et les étudiants sont pour l’accord-cadre.
Oui, je sais. Ces milieux voulaient déjà nous pousser dans l’UE en 1992. Sans dénigrer l’enthousiasme et les visions des jeunes, je constate que l’expérience et le bon sens nous dictent une autre voie. Heureusement que le peuple a refusé l’adhésion à l’UE en 1992.

Le Conseil fédéral affirme que faute de cet accord-cadre nous serions discriminés par l’UE.
Pures sottises. Cela fait trente ans que l’on brandit cette menace. L’UE exporte davantage en Suisse que la Suisse exporte dans l’UE. Il ne viendrait à l’idée de personne de discriminer un aussi bon client.

Ne voyez-vous pas les choses trop en noir ?
Non. Ce traité de soumission donne non seulement à l’UE le droit d’édicter des lois en Suisse, mais en plus il appartiendrait en cas de litige à la Cour de justice de l’UE, donc au tribunal de la partie adverse, de trancher. Nous autres Suisses, nous devrions nous soumettre à du droit et à des juges étrangers. Voulons-nous vraiment que, par exemple, notre politique des transports soit déterminée par l’UE ? Que Bruxelles fixe notre politique agricole ? Ou que l’UE décide que chaque immigrant a droit à la totalité de l’aide sociale suisse ? Faut-il que l’UE décide comment nous organisons nos banques cantonales ? Ou qu’elle décide du niveau de nos impôts ? Combien de milliards serons-nous contraints de verser à Bruxelles ? La Suisse peut-elle vraiment se soustraire à cette contrainte ? Bien sûr ! Si la Suisse le veut et exprime clairement sa volonté, les choses sont très simples. La Suisse a surmonté des moments bien plus difficiles dans le passé sans pour autant s’abandonner.

Comment les choses continueraient- elles en Suisse sans cet accord ?
C’est très simple : la Suisse poursuivrait sur la voie qui a fait la preuve de son efficacité : ouverte au monde, mais sans abandonner les piliers de son Etat. Des jours difficiles approchent. L’histoire nous l’a prouvé : c’est en restant fidèle à elle-même que la Suisse surmonte le mieux les difficultés.

L’UDC veut mettre fin à la libre circulation des personnes avec son initiative de limitation. Les adversaires de ce projet affirment qu’il nuit à l’économie.
Le but de cette initiative est de limiter l’immigration excessive que subit la Suis­se. La Suisse doit gérer de manière autonome l’immigration sur son territoire, comme l’ont décidé le peuple et les cantons. Manquant totalement de respect pour la volonté du peuple, une classe politique ivre de pouvoir a refusé d’appliquer ce mandat constitutionnel et l’a même inversé. L’UE a jusqu’ici refusé de négocier. C’est là qu’intervient l’initiative de limitation. L’accord de libre circulation des personnes ne doit être résilié que si l’UE refuse d’en renégocier les termes. L’économie n’en tire aucun inconvénient. Les professionnels dont les entreprises ont besoin continueront de venir, tout comme les frontaliers. Les milieux économiques n’ont rien à craindre. En revanche, cette initiative stoppera l’immigration abusive qui provoque du chômage et des charges sociales monstrueuses. Aujourd’hui déjà, la Suisse affiche un taux de chômage plus élevé que l’Allemagne à cause de la libre circulation des personnes et une politique d’asile irresponsable ! Notre bonne situation économique est ébranlée. Voulons-nous attendre que la Suisse som­bre dans un chômage de masse ? Non, je crois que nous devons enfin agir. Mais la Suisse a besoin de spécialistes étrangers.

Comment régler ce problème sans la libre circulation des personnes ?
Si on ne trouve pas ces spécialistes en Suisse, on peut les faire venir de l’étranger. Des permis de travail de courte durée continueront d’être accordés. La Suisse a agi de la sorte avec succès entre 1971 et 2007. Puis l’UE lui a imposé la libre circulation des personnes. Le Conseil fédéral a promis que l’immigration ne dépasserait pas 8000 à 10’000 personnes par an. Or, plus de 65’000 par an en chiffres nets sont venus et les charges sociales ont explosé. Le même laxisme régit la politique d’asile. Depuis 2007 la population de la Suisse a augmenté d’un million d’habitants . Conséquences parmi d’autres: du stress dû à une densité démographique excessive et le bétonnage des paysages.

Pourquoi est-il si important que l’UDC gagne ces élections ?
Si l’UDC perd, elle aura moins de sièges au Parlement et l’opposition aux déci­sions insensées prises par la Berne fédérale au détriment de notre liberté et de notre sécurité sera affaiblie. La Berne fédérale pourra alors alourdir encore plus la bureaucratie, augmenter les impôts, taxes et redevances et multiplier les interdictions. En clair : le niveau de vie baissera en Suisse, surtout pour la classe moyenne. La Suédoise Greta Thunberg a environ l’âge de vos petits-enfants.

Que diriez-vous à cette jeune activiste pour le climat si vous la rencontriez ?
Je dirais : «Bonjour Mademoiselle Thunberg, c’est bien que vous vous engagiez pour un bon climat. Veillons donc tous ensemble à la qualité de l’air et de l’eau, à des sols sains, mais sans pour autant lancer des mesures insensées, excessivement coûteuses, disproportionnées et qui, de surcroît, n’ont aucune efficacité. Le principal résultat de ces mesures est de réduire la liberté et la sécurité des gens et, en plus, de les appauvrir.»

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par l’auteur
UDC anc. conseiller national (ZH)
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